La rue est à moi

Balthus - The street

Balthus – The street

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La rue est à moi, je la vis dans son bouillonnement, ma liberté s’affiche. La petite fille bouclée et blonde, c’est moi. Trop pressée de courir après la balle, je sors en chaussons vichy sans remarquer mes voisins, voisines. Je tente de rejoindre ma mère, loin devant, dont je ne devine que le dos et le bras chargé de ce fils qu’elle aime tellement plus et qui a confisqué tout autre place dans son cœur.

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Scènes de rue

Sur la droite du tableau, de dos, deux femmes se suivent, remontent la rue. En premier plan l’une d’entre elle vêtue de noir le pied gauche sur la chaussée, l’autre en suspend sur le trottoir, son bras droit tendu, main ouverte. Elle suit une autre femme vêtue d’une jupe noire couverte d’un tablier blanc. Elle porte un enfant calé sur sa hanche gauche, dont le visage est tourné vers la femme qui les suit. Ces femmes n’ont pas de visage. Absentes elles poursuivent leur route, insensibles à ce qui se passe autour d’elles.

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La rue

Balthus - The street

Balthus – The street

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J’aime me délecter de l’animation de la rue. Saine occupation ou loisir malsain que cette observation, je ne saurais le dire.

Cela peut paraître anodin au premier abord, de regarder les gens passer, vaquer à leurs habitudes. Qui ne se complaît pas à se moquer du passant qui chute ? de cet autre qui se voit éclabousser par la voiture qui passe en trombe dans une flaque d’eau ? à déceler les couples illégitimes qui essaient de se cacher … ? Parfois même on peut assister à des drames en cours. J’aime laisser mon imagination divaguer devant ces scènes…

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