Le doute, mon compagnon secret

En voyant tant de soupirs*

 Et tendres ces souvenirs

Je vis, je meurs ; je me brûle*

.

En lettres majuscules,

Le temps passe, incrédule

En voyant tant de soupirs

.

Comme autant de vrais plaisirs

Je ne peux me contenir

Je vis, je meurs ; je me brûle

.

Au fin fond de ma cellule

Ridicule somnambule

En voyant tant de soupirs

.

En hurlant tant de désir

 En croyant tout découvrir

 je vis, je meurs ; je me brûle

.

 De l’aube au crépuscule

 Douteux conciliabules

 En voyant tant de soupirs

 Je vis, je meurs ; je me brûle

Corinne Ayma

*extraits des poèmes de Louise Labbé

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