Sentant l’ardeur de mon cœur*
Je cherche en vain l’âme sœur
Je vis, je meurs, je me brûle*
Lire la suiteSentant l’ardeur de mon cœur*
Je cherche en vain l’âme sœur
Je vis, je meurs, je me brûle*
Lire la suiteLa porte d’entrée s’ouvre avant même que j’en aie atteint le seuil et je me faufile dans le salon dont les battants sont, je crois, toujours ouverts. Malgré la grande baie vitrée à l’opposé, la lumière peine à éclairer la pièce, ce qui, je crois, n’est pas pour déplaire à la propriétaire des lieux.
Lire la suiteL’extrait de naissance était limpide et transparent. Nul doute possible sur l’état civil de ce grand-père à la filiation mystérieuse. Les mots là, clairs et indéniables. Jean B. né le 12 avril 1874 de Marthe C. et de George B. Jeannie ne lut pas la suite, déçue plus qu’elle n’aurait voulu le croire par la vérité qui lui explosait à la figure. Ainsi donc cette histoire rocambolesque, follement romantique, n’aurait aucun fondement ? Serait-il possible que tout cela ne soit qu’élucubration mentale d’une tante avide de sentimentalité et éprise d’un léger parfum de scandale ?
Lire la suiteQuand la vérité fuit Comme loup dans la nuit
Quand le mystère demeure A la fin de sa vie
Quand le voile assombri Couvre les yeux ternis
Que la colombe grise Hésite à roucouler
Et que la voix du peuple Evite de chanter
Alors il faut crier Rugir et s’évader
Annie Brottier
Comment vas tu depuis notre dernière conversation ? L’électricité est-elle revenue ? La vie quotidienne doit être bien difficile pour toi. Je suis en train de lire « L’art de disparaître », un roman qui se passe à Cracovie. C’était d’ailleurs le thème de l’émission « C’est pas si loin » diffusée hier soir.
Lire la suiteRien de plus jouissif dans le modelage que l’éclosion d’un corps. Sous ses doigts fébriles l’artiste pétrit, étire, modèle à volonté les courbes sensuelles que la glaise malléable apporte à la souplesse de la création. Reflets de l’âme, ces œuvres sont aussi des témoins précieux dont les historiens se servent pour remonter le temps. C’est ainsi que les statues figées dans leur époque nous lient à l’Antiquité. Si lointaines et pourtant si proches de nous à des siècles de distance, le piédestal sur lequel elles trônent force l’admiration. Elles nous dominent de leur taille imposante, on ne peut que se sentir minuscule et humble devant leurs formes parfaites ; mais la pierre si douce et lisse au toucher n’en a pas moins la dureté du minéral, tel le marbre, si difficile à tailler, qui ne brille que par sa froideur. Et tous les Apollons et les Dianes des musées n’exprimeront jamais à mes yeux autant de douceur et d’humanité qu’un corps de glaise imparfait.
Annie Brottier
De la cuisine ouverte sur la salle à manger où nous sommes attablés nous parvient le fracas d’une boîte en métal sur le carrelage. Nous assistons hilares à une partie de jonglage avec des morceaux de sucres que désespérément mon mari tente de récupérer au vol pour que le chien ne les gobe pas tous.
Lire la suiteAux racines du verbe, semailles de grains,
germes de mots qu’on jette et qu’on disperse
à tous vents, par tous les temps,
syllabes et sons qu’on jette à foison
au hasard des pensées, des idées qui défilent,
Lire la suiteQuand tous les yeux sont rivés sur la scène, théâtre de toutes les turpitudes humaines, quand tout le monde manipule tout le monde, quitte à se perdre et que chacun ne cherche que son seul intérêt au dépend des autres, quand dans la vraie vie des hommes et des femmes se débattent avec leurs fantômes en disant avoir vu dans le ciel des formes lumineuses se déplacer,
Lire la suiteLe grillon habite l’âtre de la maison, le voleur de temps passe à côté : il se sauve à l’infini. Le bonheur ne dure pas ! Encadrer, c’est limiter ? L’eau claire coule de source, elle se glisse dans la vase et les sables mouvants, elle se mure dans le silence… L’unité fait la force !
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