Un atelier chez elle

La porte d’entrée s’ouvre avant même que j’en aie atteint le seuil et je me faufile dans le salon dont les battants sont, je crois, toujours ouverts. Malgré la grande baie vitrée à l’opposé, la lumière peine à éclairer la pièce, ce qui, je crois, n’est pas pour déplaire à la propriétaire des lieux.

Sur le mur à gauche, un grand miroir, rond je crois, où la  baie vitrée et la terrasse se reflètent et sur le grand bahut de bois clair, deux têtes en terre cuite, je crois que ce sont des œuvres de Claudine. Les visages noircis aux contours de céramique blanche craquelée, technique du raku je crois. Devant le meuble, une table ronde couleur miel. Je crois qu’on peut l’agrandir avec une rallonge quand nous sommes plus de quatre. Autour, quatre chaises avec des petits coussins, placés là je crois, pour combler les trous inconfortables. Sous la table, un tapis blanc et noir à motifs. Je crois qu’ils sont géométriques. Le canapé adossé au mur d’en face est sobre et je crois en cuir noir. Devant une table basse en verre et aux pieds métalliques, je crois. Le tapis sur lequel elle est posée est très coloré. Il a été rapporté du Maroc je crois. Au mur plusieurs tableaux dont une aquarelle peinte par Brigitte je crois. Par terre un très joli petit poêle, de couleur marron je crois, ou bordeaux peut-être. En face du canapé une ouverture donne sur la cuisine. Un meuble de comptoir ancien, autrefois peint je crois et devant un tabouret haut, de couleur rouge je crois, sur lequel on peut se jucher. Je crois bien qu’il y en a deux. Enfin quelques plantes placées devant la baie vitrée et faisant face au canapé, une télévision, murale je crois, car je ne me souviens pas qu’il y ait un meuble en dessous.

Annie Brottier

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