52

52 … 2 de trop… ça change tout le temps… un virage… un dos d’âne… 30… je lève le pied… 28…pas assez… le mec derrière s’énerve… j’ai une crampe… mes deux orteils droits en ont marre…trop sollicités… nouveau panneau… l’ordinateur de bord indique 50… j’accélère… 54… pas possible… je deviens folle… j’appuie sur la pédale de frein… crampe dans la cuisse… j’essaierais  bien le régulateur de vitesse mais ça ne sert à rien… ça change trop souvent… re-dos d’âne… 42… 12 de trop… j’ai oublié de ralentir… grosse secousse… je saute sur mon siège… mes lunettes de soleil tombent au sol… les papiers de la voiture s’éjectent… je ne sais où…mon sac de courses tombe par terre… le pot de ratatouille se fracasse contre la portière droite… Lire la suite →

– – – Limites des limités

Forme sans limites – éloignées ou fortuites –

Lisière atteignable au risque de frôler –

L’incompréhensible nuisible –

Sans suite construite – le tableau fuite –

Borde et déborde la ligne inscrite –

Déstructure et invite au rêve – au précipice –

Au basculement – au bousculement des conventions –

À l’équilibre des possibles émergeant –

Et devant lui s’agitent les hypocrites – Lire la suite →

???

Il pleut? il pleut pas ??

Il saute ? il saute pas ??

A son cou ? ou sous ses coups ??

Son amour ? INTERDIT ? l’enferme ? ou l’ouvre aux plaisirs acceptés ?

Bascule vers ??? L’acceptation ?

Tentation d ? un soir ? folie douce-amère ? la raison est absente ? la folie amoureuse le gagne ?

Vain cœur éphémère ???

RMQ

Enquête londonienne

image générée à priori par une Intelligence artificielle sous influence

Ce soir-là, Bernard avait rendez-vous avec Georges. Ils avaient l’un comme l’autre, bravé le brouillard qui déversait sur Londres une atmosphère humide, poisseuse et déplaisante. On se serait cru dans un de ces films en noir et blanc d’Hitchcock. Ce qui convenait assez bien à la situation.

En effet, Bernard avait fait appel à Georges pour une enquête qui exigeait tact et discrétion. Ce pourquoi ils avaient préféré l’atmosphère glauque d’une rue mal éclairée par un réverbère à la lueur parcimonieuse à celle d’un pub plus chaleureux.

Bernard était le secrétaire particulier d’un membre de la famille royale, à savoir Lord Sacquenville. S’il avait contacté Georges, c’était pour enquêter sur les frasques supposées de la fille aînée de cette famille, Gladys. Il fallait absolument mettre au clair cette affaire, et si tout cela se révélait exact, œuvrer à un retour à la morale et à la réputation sans tache jusque-là de la famille. Lire la suite →

Mystère ? Romance ?

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Pourquoi ce rendez-vous, dans ce lieu, à cette heure ? Il n’avait jamais dépassé Manhattan et franchir le pont était une gageure. Se retrouver dans ce quartier de Brooklyn à la tombée du jour aiguisait sa curiosité ainsi que sa fébrilité.

La veille Max avait finalement répondu à cet appel insistant d’un interlocuteur inconnu. Il le regretta. La voix était impérieuse, tranchante : venez demain à 18H au numéro 11, 10ème rue ouest à Brooklyn, venez, venez, vous n’échapperez pas à votre destin ! Il ne sut pourquoi il avait si facilement accepté : un dérivatif à son travail d’écrivain ? Un espoir de trouver une fin à son roman à l’eau de rose ? Son éditeur le confortait dans ce style de roman de gare, de romance légère et insipide. Il fatiguait mais le chèque de fin de mois et le succès populaire l’aidaient à poursuivre.

Alors un peu de mystère et de piquant, pourquoi pas ?

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Deuxième semaine de février. Comme tous les ans, c’est l’euphorie qui précède le carnaval. La télé, les réseaux sociaux, les écrans géants, les placards d’affiches vomissent leurs spots publicitaires en vue de la grande fête qui va faire tourner la tête à toute une population, petits et grands. Comme à chaque fois, la ville abritera une débauche de lumière, de bruit et verra défiler une foule délirante, assoiffée de sensations. C’est à qui aura déniché le costume le plus extra-ordinaire, à qui portera le masque le plus original, à qui se fera remarquer le plus. L’ambiance festive des débuts a fait place à une recherche d’assouvissement personnel de plus en plus intense où l’on ne recherche plus tant l’amusement partagé dans la simplicité que la mise en avant d’un égocentrisme exacerbé. Si adolescent j’avais participé aux premiers carnavals, j’ai depuis pris l’habitude de rester bien tranquillement chez moi en supportant le tintamarre et les détritus qui jonchent les rues aux lendemains de la fête. Lire la suite →

Romance or no romance ?

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Nuit de la Saint Valentin. Les candélabres de la place s’allument, les pavés luisent. Il a plu.

La lune est à son zénith, pleine ronde, elle illumine la fontaine majestueuse sur laquelle trône une statue. Sous le halo de la lune,  Éros ou Cupidon, ce serait plutôt un romain ici. Il est prêt à décocher ses flèches,

La rue est déserte. Elle file droit vers le fleuve qui s’étire là bas en contrebas. De part et d’autres, les maisons semblent toutes presque semblables, même hauteur, même style, seules les couleurs des façades différent un peu. Elles aussi semblent désertées, volets fermés. Aucune vie ne s’échappe de ce paysage urbain. 

Presque glauque le décor. Tout est figé, tout semble attendre.

Soudain, on entend le cliquetis des talons de la fille, Lire la suite →

Ah, Dieu, que la guerre est jolie…

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Image générée à priori, par une Intelligence Artificielle sous influence

 

Ils sont là, engoncés dans leur lourde vareuse au milieu de la rue jonchée de gravats, le regard figé sur l’horizon blafard noyé dans le brouillard et la poussière. Sous un ciel plombé, les immeubles aux façades défigurées se maintiennent debout appuyés l’un à l’autre. Les deux soldats abasourdis découvrent l’ampleur du désastre. Ils ne peuvent reculer, il leur faut avancer jusqu’au bout de la rue, sentinelles effarées sorties d’un cauchemar effroyable. L’ennemi a fui, reste le silence assourdissant des âmes blessées. La mort s’est invitée, elle ricane sur les ruines. Il leur faut avancer, déblayer le terrain, déjouer les pièges semés par l’occupant, reprendre pas à pas ce qui leur appartient du moins ce qui l’en reste : un morceau de terrain mêlé du sang du vaincu à celui du vainqueur. Lire la suite →