Paris
Nuit chaude
15°
deux kilomètres d’arbres illuminés
où ?
sur les champs.
Pétards
Explosifs
Kiev
Devant la cathédrale une offrande d’une femme en pleurs. Lire la suite
Paris
Nuit chaude
15°
deux kilomètres d’arbres illuminés
où ?
sur les champs.
Pétards
Explosifs
Kiev
Devant la cathédrale une offrande d’une femme en pleurs. Lire la suite
Il pleut? il pleut pas ??
Il saute ? il saute pas ??
A son cou ? ou sous ses coups ??
Son amour ? INTERDIT ? l’enferme ? ou l’ouvre aux plaisirs acceptés ?
Bascule vers ??? L’acceptation ?
Tentation d ? un soir ? folie douce-amère ? la raison est absente ? la folie amoureuse le gagne ?
Vain cœur éphémère ???
RMQ

Pourquoi ce rendez-vous, dans ce lieu, à cette heure ? Il n’avait jamais dépassé Manhattan et franchir le pont était une gageure. Se retrouver dans ce quartier de Brooklyn à la tombée du jour aiguisait sa curiosité ainsi que sa fébrilité.
La veille Max avait finalement répondu à cet appel insistant d’un interlocuteur inconnu. Il le regretta. La voix était impérieuse, tranchante : venez demain à 18H au numéro 11, 10ème rue ouest à Brooklyn, venez, venez, vous n’échapperez pas à votre destin ! Il ne sut pourquoi il avait si facilement accepté : un dérivatif à son travail d’écrivain ? Un espoir de trouver une fin à son roman à l’eau de rose ? Son éditeur le confortait dans ce style de roman de gare, de romance légère et insipide. Il fatiguait mais le chèque de fin de mois et le succès populaire l’aidaient à poursuivre.
Alors un peu de mystère et de piquant, pourquoi pas ?
Lire la suiteThe Mirror - Performance d'Alexandre Desplat - (cliquer sur The Mirror pour voir la vidéo sur Youtube)
Mon père, ce héros.
Enfance baignée par sa présence.
Mi adulte, mi enfant, un peu moi, beaucoup lui et cette douceur permanente. Le jeu nous liait, création et réalisation. J’apprenais de lui, il prenait de moi. Univers de l’échange, du don. Dédoublement, deux pour une vie.
Égalité.
Amour dupliqué, aucune barrière de l’âge.
Reflet de ce qu’il est pour un, de ce qu’il sera pour l’autre.
Reproduire le modèle, suivre l’envolée avec grâce
Et la rupture : s’affranchir, grandir et prendre la place.
RMQ
Les dessins et les photos ont été réalisé.e.s durant le stage arts plastiques/écriture par RMQ

J’étais décidé, une plage déserte me calmerait. La nuit passée à me retourner sous les couvertures m’avait épuisé. Les monstres marins peuplaient ma couche, tentacules et têtes hydrocéphales me poursuivaient et cette odeur d’étoile de mer avariée envahissait mes narines !
Effectivement, la lueur du matin levant, l’espace tout à moi, la douceur du sable humide sous mes pieds nus me réconciliaient avec la beauté du jour. L’accalmie après la terrible tempête ! Même rêvée, elle laissait des traces dans ma mémoire.
Lire la suiteFortifications
Vauban protège le beau
Et le paradis
Arganiers, ficus
Abritent les chardonnets
Chanteurs patentés
Prairie, pelouses
Moutons, Roussins de La Hague
Broutent, et broutent
Du pavot cornu
A l’euphorbe des sables
L’œil vif s’émerveille
RMQ
La 2CV jaune aux ailes bleu marine lui donnait du bonheur, joie de revivre son jeune âge et fierté de l’opération à corps ouvert réussie. Le garage de son cousin de Brive les avait accueillis tous les deux. Germain chantait à tue-tête : c’est un beau roman, c »est une belle histoire, ils s’étaient trouvés sur le chemin etc….., accompagné par le clapotis de la capote ouverte.
Il avait pris la route, le portefeuille bien garni, la carte bleue accessible. Il décida de quitter la N20 et emprunta la D140 vers Cressensac. Lire la suite
L’arrivée du train de Brive se fit dans un bruit inquiétant présumant de l’état des wagons et de la vétusté des voies. La gare n’accueillait qu’un groupe de cinq personnes, serrées les unes contre les autres, visages fermés dans l’attente. Un homme âgé jouait avec les clés de sa voiture (une BMW), un couple se serrait tendrement, deux jeunes enfants l’entouraient les visages noircis par des coulées de larmes poussiéreuses.
Une jeune femme élégante descendit le marchepied, poussa un cri strident d’enfant excité, salua à grands renforts de gestes et s’approcha du groupe. Personne ne bougea et rapidement son humeur joyeuse stoppa au regard des attitudes fermées de tous. Ils n’avaient pas changé. Lire la suite