Des « perdus » sur les épaules
et des « perdues » sous les yeux
C’est le « perdu » qui gonfle.
Serré par le « perdu » de strass.
Grand, très grand, le « perdu » s’annonce. Lire la suite
Des « perdus » sur les épaules
et des « perdues » sous les yeux
C’est le « perdu » qui gonfle.
Serré par le « perdu » de strass.
Grand, très grand, le « perdu » s’annonce. Lire la suite
Lettre de Leila Sebbar à Nancy Huston, à moitié effacée dans sa largeur et reconstituée
Les lieux de brassage, comme les gares, les ports, les aéroports, restent pour moi une utopie et signent le carnage où je peux, comme dans une brume, survivre sans savoir partir ou revenir. Lire la suite
Effaçables les symboles
Effaçable la couleur de peau.
Mais non effaçables les sentiments.
Effaçable le conte
Effaçable la belle au bois dormant Lire la suite
Assise sur la plage de sable, la tête couverte du châle vert océan de ma grand-mère, je contemple la mer bleue encore plus bleue.
Sur mes genoux un livre des œuvres de Zao Wou-Ki s’est ouvert sur l’estampe Saint-Tropez. Il n’y a pas de hasard, pas de hasard. Ces mots m’ont longtemps accompagnée.
Non pas de hasard,
Regarde la page et regarde toi. Lire la suite
Peau très blanche sur un drap trop blanc
La pleine lune baigne le corps nu
Une nouvelle vie débutante
Voit le jour à peine l’aurore. Lire la suite
Voir, ne pas voir, chanter
Terré sous la terre noire
Noire de maux
Modèle de l’humanité taiseuse
Taiseuse qui laisse faire Lire la suite
Florentine, 86 ans, vit encore à Rouffigny dans sa maison héritée de son pauvre père – dieu ait son âme, si tu m’entends de là-haut – Chaque jour est le recommencement d’un rituel immuable : ouvrir les poules, ramasser les œufs de la veille, charger les bras de bûches taillées pour la cheminée et s’offrir le luxe d’enclencher le compteur électrique pour déguster la lumière. C’est beau la cuisine éclairée alors que les bougies de la nuit dégoulinent sur la toile cirée à carreaux blancs et rouges. Lire la suite
Judith – Quelle direction prendre à ce carrefour macabre
En face, derrière, à droite, à gauche,
Pourquoi choisir ?
Abel – Est-ce une colline de pavés gris nombreux
Comme les morts, blocs rectilignes
Comme les ordres qui claquent, entends-tu, vois-tu ? Lire la suite
La poésie de l’âme porteuse d’élucubrations l’esquisse du débridement indispensable pour accéder au lointain sur le chemin de l’inconnu sans maîtrise du raisonnable
Théâtre de l’ombre et de lumière jeux d’espace et de temps ici pour là-bas hier et demain improvisation du devenir éclate totale du comédien seul ou bien accompagné la cour courant vers le côté jardin le rideau s’abaissant se relevant signal d’une fin annoncée Lire la suite
Une très belle demoiselle se prélasse
La tête sous le soleil de feu du matin
Elle attend, prie pour qu’un nuage passe
Espère la venue promise du marin. Lire la suite