C’est l’heure, il se tient seul dans la pièce vide où se joue chaque soir la même partition musicale : Le Crépuscule des Dieux , toujours à la même heure, au crépuscule il se tient debout raide bras gauche sur la couture du pantalon, main droite portée vers la tempe, regard braqué sur la porte fenêtre ouverte, il fixe le couchant du soleil, garde à vous !
Lire la suiteAuteur : Traces et résonances
On m’enseignera la science de l’adieu.
Quand tous les yeux sont rivés sur la scène, théâtre de toutes les turpitudes humaines, quand tout le monde manipule tout le monde, quitte à se perdre et que chacun ne cherche que son seul intérêt au dépend des autres, quand dans la vraie vie des hommes et des femmes se débattent avec leurs fantômes en disant avoir vu dans le ciel des formes lumineuses se déplacer,
Lire la suiteLes îles ne sont plus que des rêves…
Quand la foudre ramasse ses outils dans les carrières désertées, quand à ses côtés j’apprends à regarder les méandres des arbres, quand une fontaine gothique côtoie les graffitis d’un théâtre municipal, quand mon corps aussitôt reconnait sa danse et que je ne suis plus un corps mais une rue,
Lire la suiteMon triste cœur bave à la poupe
Quand deux pianos mais aussi deux films ont une difficulté à s’articuler ensemble, quand c’est le récit d’un amour empêché, quand au commencement il y a deux hommes, un anglais qui mourra d’une pneumonie et un mathématicien brillant, quand il manque à cet homme délicat et policé le génie fantasque, le grain de folie,
Lire la suiteLes îles ne sont plus que des rêves …
Quand sa mère menace de le virer du pavillon familial, qu’il se trouve confronté à un paradoxe : trouver un taf pour se payer un permis, passer son permis pour trouver un taf, quand l’artiste parle de son instrument, le violon, qu’il rappelle sa spécificité – instrument nomade par excellence,
Lire la suiteDivagations…
Restée ouverte, la page invite à la lecture. Au théâtre, le trio est mis à l’honneur, qu’il soit de boulevard ou classique. Qu’il est difficile de maîtriser son émotion devant l’enfant blessé ! L’unité de la pensée n’est pas pour demain et tant mieux ! Les projets tués dans l’œuf le rendent amer. La fête bat son plein sous les lampions et les étoiles.
Lire la suiteDivagations…
Être dérouté.e par l’inhumanité. Mon esprit voltige entre les mots sans trouver un sens ni une direction. Le rire est bon pour la santé ; prescrire une dose suffisante par jour. Sur la page du chemin la divagation sauve de la monotonie. Il chasse les mauvais rêves, dans l’eau claire du matin. Encadrer maître mot des contrôleurs.
Dominique Pierre
Divagations…
Filer sans attendre, le bagnard s’évade à travers la steppe, en plein mois de février ce n’est pas idéal. Flexion du corps, passer sous la barrière, pour la dernière fois, l’odeur nauséabonde des latrines chatouillent ses narines. Le nonce est arrivé, vite, cocher la bonne case, allumer le lampion. Flairer le bon plan, maîtriser le clair-obscur et rejoindre la mer.
M. Odile Jouveaux
Divagations …
Le grillon habite l’âtre de la maison, le voleur de temps passe à côté : il se sauve à l’infini. Le bonheur ne dure pas ! Encadrer, c’est limiter ? L’eau claire coule de source, elle se glisse dans la vase et les sables mouvants, elle se mure dans le silence… L’unité fait la force !
Lire la suiteDans un ciel étrange…
Dans un ciel étrange,
Peuplé d’étoiles orange
Mon cœur fait ses vendanges.
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Au crépuscule enflammé, rose et violet,
Ont succédé des flots de feux follets,
Des jardins de planètes,
Des averses d’étoiles,
Des pluies de lucioles.
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