Le retour rêvé

Florentine, 86 ans, vit encore à Rouffigny dans sa maison héritée de son pauvre père – dieu ait son âme, si tu m’entends de là-haut – Chaque jour est le recommencement d’un rituel immuable : ouvrir les poules, ramasser les œufs de la veille, charger les bras de bûches taillées pour la cheminée et s’offrir le luxe d’enclencher le compteur électrique pour déguster la lumière. C’est beau la cuisine éclairée alors que les bougies de la nuit dégoulinent sur la toile cirée à carreaux blancs et rouges. Lire la suite

J’escapade

La poésie de l’âme porteuse d’élucubrations l’esquisse du débridement indispensable pour accéder au lointain sur le chemin de l’inconnu sans maîtrise du raisonnable

Théâtre de l’ombre et de lumière jeux d’espace et de temps ici pour là-bas hier et demain improvisation du devenir éclate totale du comédien seul ou bien accompagné la cour courant vers le côté jardin le rideau s’abaissant se relevant signal d’une fin annoncée Lire la suite

La chance de sa vie…

Ils s’étaient donnés rendez-vous sous les sous-bois de l’Isle Adam. Ils voulaient tous fuir les grosses chaleurs et profiter du partage d’un bon repas sur l’herbe. Si cette idée conviviale convenait à tous, elle tombait mal ce jour de début de ramadan. En effet, Amira et Djibril débutaient la période du jeûne et ne voulaient pas se soustraire. En même temps rompre ce début d’intégration avec le chef de bureau et son épouse avait été écarté par Djibril qui visait le développement d’un nouveau secteur de la société. Lire la suite

écouter en fermant les yeux et un rêve advient… celui de B. Bartok

Un enfant, environ 11 ans, en caleçon, portant barbe, cherche les yeux de sa mère, sous le regard du public hargneux de l’école.

Métronome, tic, tac, tic, tac….

Réveil.

Je suis en nage, le souffle court au bord du malaise. Pourtant, je pensais avoir guéri de ces angoisses récurrentes grâce à ma cure auprès de Sigmund. Je me vois comme celui qui ne sait pas choisir. Lire la suite

De grands pins bien ordonnés quadrillent les allées du cimetière. Lors de sa première venue sur la tombe de son père, perdu de vue depuis quinze ans, il avait eu des difficultés à se concentrer sur l’emplacement et à ressentir un quelconque sentiment de recueillement. Et encore aujourd’hui, le froid engourdit ses membres et son cœur reste sec et dur.

Pourquoi je m’inflige cette cérémonie convenue, le daron n’est rien pour moi ! Lire la suite