Tu te tournes vers le passé
pour mieux comprendre le présent
envisager un temps futur
bien plus riant que le présent
Pourquoi en vouloir au passé ? Lire la suite
Tu te tournes vers le passé
pour mieux comprendre le présent
envisager un temps futur
bien plus riant que le présent
Pourquoi en vouloir au passé ? Lire la suite

Il n’y a plus de couvre-feu. La cache ribaude s’est tue. Le gouverneur en son beffroi arbore fièrement sur sa poitrine une montre à coq en argent sertie de pierres précieuses.
Depuis le XIVe siècle, vaillante et courageuse, la petite aiguille tourne 24h/24 dans le cadran doré de la Grosse Horloge.
Tu ne sais pas lire l’heure ? Observe les phases de la lune, juste au dessus du cadran.
M. Odile Jouveaux

Un écrivain jour après jour…
Lundi : Madame de Sévigné
Ma chère fille,
Cette missive en début de semaine que vous recevrez dans les prochains jours pour vous prévenir que je ne quitterai pas Paris pour vous joindre à Grignan. Mon médecin me l’interdit . Me voilà alitée pour au moins une semaine en raison d’une fluxion pulmonaire sévère. Je vous rejoindrai dès que ma santé sera rétablie.
Avec toute mon affection
Mardi : Gustave Flaubert né à Rouen en 1821 mort à Croisset en 1880

Lundi // Les frères Lumière
Ne bougez plus, nous allons fixer l’instant ! Gardez la pose, souriez…
Ah ! quel cinéma nous faisaient-il ces deux-là, Louis et Auguste. Tous les lundis, ils commençaient leur semaine par un cliché. Chaque cliché devait être pris à un endroit différent. En une année, les frères Lumière avaient collectionné 360 photographies de différents quartiers de Paris. C’est d’ailleurs, en les classant dans un album et en faisant défiler les pages en file indienne sans interruption, qu’ils eurent pour la première fois l’idée du cinématographe.
Mardi // Isaac Newton
Les Aiguilles te fixent l’instant, c’est un laps.
Ainsi vont mes jours, au bruit du Balancier qui sans nonchalance égrène mon temps.
Encore un peu, encore un jour, encore une heure et ma trotteuse ira sans fin, faire le dernier tour de mon Cadran.
Rien n’est rendu plus estimable que la Durée, pour mesurer le temps.
Autant admirer le travail du forgeron que celui de l’horloger, quant à la frappe précise du marteau sur le burin et celle du burin sur l’Enclume.
Il n’est, pour nous relier à l’histoire du Gros-Horloge, que le Fil-du-temps.
La Guerre de cent ans, puis la Renaissance c’était il y a si longtemps, et pourtant le beffroi est toujours là. Le temps ne fait rien à l’affaire.
La Lune, le soleil définissent le temps. Aujourd’hui, une parcelle de ce temps est divisée en 24. Et demain ?
Au beffroi comme ailleurs, le temps est lié au mouvement Perpétuel.
Didier D’Oliveira
Le temps de dormir quand les autres s’éveillent
Le temps de lire quand la nuit est tombée
Le temps de marcher sans but, sans valises, sans contraintes
Sans mesurer le temps que me prend le temps
De vivre tout simplement.
Je veux prendre le temps
De méditer sur les petits riens
De perdre mon temps
D’empiéter sur le temps des autres
De piquer leurs rêves
Julietta est arrivée au volant d’une vieille Torpédo décapotable, les cheveux et son foulard dans le vent. Elle a longé l’allée de tilleul et s’est arrêtée devant le relai de chasse où l’attend Nino. Elle attrape une petite valise sur la plage arrière. Il fait beau et chaud. Les fenêtres sont ouvertes d’où s’échappe Les 4 saisons de Vivaldi. En sautant de sa voiture, elle laisse le moteur allumé, de peur de ne pouvoir redémarrer.
Neuf mois, ou plus, ou moins
si vous le voulez bien, avec vous pour toujours
Trop court pour réaliser une histoire qui se poursuit, à quand la chute du héros
Trop court, trop long avec la maladie, donner la vie, ne pas la donner
Polichinelle dans le tiroir, tombé sur un clou rouillé, nativité… mon œil.
Un peu court, rien à faire
Sûrement mensonge, il faut rêver, le temps, lui, court.
Que c’est long et dur, combien pour toi, combien pour moi ?
Égrène à la peine, c’est court, et long devant l’échafaud, épouse
C’est toujours très court, drôle de mesure du temps, un insecte rampant ou grimpant
Concordance de temps, d’envie, accord
dans un songe, ne pas se précipiter, patience
Peut-être l’amitié, comment la retrouver dans ce temps perdu ?
Suspendre la respiration, le regard, l’envie, les larmes
Avec les loups c’est l’accord premier, on se retrouve, l’animalité fait loi
Premier cri, suspendu
La passante des sans soucis, la corde de l’alpiniste
ici maintenant avec tous, sans penser à demain, généreuse
l’obsolescence, cheveux blancs et dents déchaussées mais cœur grand comme une cathédrale
tant et si bien, pleine de vie, de rencontres et surtout suspendues au sourire
soixante minutes, mauvaises, noires
Tic tac, elle n’est pas ronde, elle donne envie
Chemin tracé, GPS du tracé de vie
faible et pâle, ne pas compter
Pénible le chrono, carcan du rendez-vous pour manger, respirer, mourir et revivre
Peut-être,
à l’heure dite.
RMQ
Chaque matin c’est la même routine. Il a beau partir une demi-heure avant, un quart d’heure après, toujours le même bouchon au même endroit. Depuis quelques années il a quitté la ville pour fuir le bruit, la pollution.
Il s’est réfugié loin du brouhaha, de l’agitation urbaine, le tête emplie de rêves bucoliques, de champs ondoyants sous le vent, de promenades en forêt. Enfin c’est ce qu’il espérait. L’ennui c’est qu’ils sont nombreux ceux qui ont imaginé se mettre au vert, se détendre à la campagne. La même idée au même moment. Alors comme ils n’ont pas déplacé le travail à la campagne, ils se retrouvent tous sur la même route à la même heure pour rejoindre la même ville.