Un voyage inespéré
Enfin nous étions arrivés à Phnom Penh au Cambodge, un voyage prévu de longue date et remis à plus tard, bien plus tard, on ne savait quand, impossible de savoir quand ce satané fichu virus se calmerait et laisserait le monde entier reprendre son souffle et respirer. Un voyage attendu depuis deux longues années passées à espérer, à guetter, à se faire bousculer, bringuebaler entre les fermetures de frontières d’un pays ou de l’autre au gré des contaminations. L’attente du moment où je pourrais enfin serrer dans mes bras ma fille installée là-bas me parut interminable. Aucun moyen de télécommunication aussi sophistiqué soit-il ne saurait remplacer la présence et le contact des êtres qui nous sont chers.





