Larguer les amarres
et s’éveiller au monde
s’évader de la ronde
ah, que j’en ai marre ! Lire la suite
Larguer les amarres
et s’éveiller au monde
s’évader de la ronde
ah, que j’en ai marre ! Lire la suite
Le premier texte est écrit par l'auteur.e de la signature. Le deuxième est passé entre les mains de tous les participant.es qui ont chacun.e remplacé deux mots
Ce matin, le printemps s’annonce déjà, crocus, primevères et perce-neige m’appellent. Allez ! Ouste ! Petite échappée dans le jardin
Ce matin, le troupeau tintinnabule déjà, crocus,primevères et sonnailles me stressent. Allez ! Ouste ! Allons-y ! Lourde échappée dans la fiction
Nicole

Nuit de la Saint Valentin. Les candélabres de la place s’allument, les pavés luisent. Il a plu.
La lune est à son zénith, pleine ronde, elle illumine la fontaine majestueuse sur laquelle trône une statue. Sous le halo de la lune, Éros ou Cupidon, ce serait plutôt un romain ici. Il est prêt à décocher ses flèches,
La rue est déserte. Elle file droit vers le fleuve qui s’étire là bas en contrebas. De part et d’autres, les maisons semblent toutes presque semblables, même hauteur, même style, seules les couleurs des façades différent un peu. Elles aussi semblent désertées, volets fermés. Aucune vie ne s’échappe de ce paysage urbain.
Presque glauque le décor. Tout est figé, tout semble attendre.
Soudain, on entend le cliquetis des talons de la fille, Lire la suite
The Mirror - une performance d'Alexandre Desplat (cliquer sur The Mirror pour voir la vidéo sur Youtube)
Grande scène,
au milieu ce miroir,
Seul en scène,
face au miroir.
Il s’approche,
il le voit,
il l’accroche,
ils se voient.
Lire la suiteLes dessins et les photos ont été réalisé.e.s durant le stage arts plastiques/écriture par Nicole

Plage de Quinéville
Je me suis réveillé fort tôt ce matin de septembre. Profiter des derniers jours de beaux temps, de vacances avant de rentrer, encore un peu d’insouciance avant d’affronter cette nouvelle période de ma vie, ce changement tellement important qui m’attend.
Je suis parti d’abord sur la plage, comme chaque fois. Besoin de visualiser ces lieux, pour mieux les ancrer dans mon cerveau qui bientôt sera envahi par la ville bruyante et trépidante, le quotidien mais surtout… C’est depuis toujours, pour moi, un moyen de survie. Visualiser ce paysage pour m’apaiser lorsque le tumulte monte en moi et c’est sûr cette année plus que jamais il me faudra de l’apaisement..
Lire la suiteLes premiers bruits dans mes souvenirs, c’est dans ma petite enfance. Nous habitions alors une petite maison au bord d’un gave, celui de Cauterets avant qu’il devienne celui de Lourdes puis de Pau… C’était un torrent tempétueux descendant de la montagne au-dessus de notre village.
Et ce gave pouvait faire grand bruit, et ces bruits me faisaient peur, surtout lorsqu’il fallait aller aux toilettes, aux pichadets, à savoir une petite baraque juste au-dessus du fameux gave.
Le gave sonnait, tonnait, grondait, roulant les cailloux qui s’entrechoquaient. Quel tumulte sous mes fesses !
Chasse d’eau en continue ! Faut dire que l’écologie n’était pas encore à la mode…
Le silence est d’or,
dit le dicton bien connu.
Alors taisez-vous !
Espèces trop bruyantes,
de ces espaces trop sonores.
Parole est d’argent,
toujours ce même dicton.
Parlez, chantez donc !
Ne laissez pas le silence,
envahir tous les espaces
Nicole
L’espace, dernier espace sauvage ! Le seul, le vrai, aux dessus de nos corps mêlés.
Enfin, c’est ce que l’on croyait.
Guerre de l’espace : tous veulent y aller. Et tous y vont.
Russians, Amerloks, Chinesses et les petits hommes verts… et nous, pourquoi pas.
Gagarine, le premier petit tour dans l’espace et redescend dans la steppe ou le désert. Je ne sais plus bien. Mémoire défaillante. Sans importance.
Tombé du ciel à travers les nuages, Quel heureux présage pour un aiguilleur du ciel,
Amstrong et ses potes, eux aussi on les a un peu oubliés. Sur la lune sont allés. La lune, pleine, celle affoleuse du loup garou et et des loups tout court, qui courent, qui couvent espèces sauvages.
Quand j’écrivis les pages suivantes, je vivais seul dans la montagne, à quelques kilomètres de tout voisinage, en une maison que j’avais bâtie moi même au bords du gave tumultueux du Barrada, au dessus de Gèdre même au dessus de Gèdre dessus (prononcer déssus) dans les Pyrénées et ne devais ma vie qu’au travail de mes mains. J’habitais là deux ans et deux mois.
Ce qui m’avait conduit là… la vie familiale à bout de souffle, ma compagne avait trouvé un nouvel amour, un plus jeune… Il paraît que ce sont plutôt les hommes qui s’amourachent d’une plus jeune à la cinquantaine. Et bien le contraire aussi existe.
Le burn-out au travail, ce travail qui prenait tout mon temps, mon énergie, me suçait jusqu’à la moelle. Les nouvelles normes à mettre en place, les nouveaux process, les nouveaux collègues aussi jeunes et fringants… la déprime d’abord, la dépression ensuite…
Il me fallait tout lâcher, tout quitter, fuir le monde civilisé. Un violent besoin de vide, de faire le vide.
Alors le Barrada !
Le Barrada est une vallée austère, encaissée au cœur des Pyrénées.