Tu te tournes vers le passé
pour mieux comprendre le présent
envisager un temps futur
bien plus riant que le présent
Pourquoi en vouloir au passé ? Lire la suite
Tu te tournes vers le passé
pour mieux comprendre le présent
envisager un temps futur
bien plus riant que le présent
Pourquoi en vouloir au passé ? Lire la suite
Écoute les tambours , les chants montent de plus en plus fort dans la nuit. Ils dansent au cœur du village bruissant de vie, les pieds battent la mesure sur le sol poussiéreux, c’est la cérémonie du feu, c’est l’Afrique et la puissance de son rythme.
Écoute le bruit des hommes, le chant, les paroles, la musique des mots d’une langue hispanique mêlée au brouhaha des rues d’une grande ville brésilienne. Entends les klaxons, un air de samba, les gens qui parlent en passant près de toi et qui s’éloignent et se noient dans la foule.
Des sons jalonnent mon histoire, des bruits, émanations de vie, séquences furtives surgies d’un espace de cerveau oublié, tapies dans un coin obscur de ses circonvolutions, à l’affût d’un rappel qui soudain me secoue sans prévenir. Il suffit que j’entende les premières notes du carillon de Westminster pour me retrouver gamine, plantée devant l’horloge murale de ma grand-mère, à suivre avec fascination l’oscillation régulière du balancier, à écouter le tic tac, tic-tac qui égraine les secondes.

Annie BrottierParois abruptes
Sapins surplomb et vide
Vapeurs éthérées
Perchée au sommet de la paroi abrupte, je devine, à travers les lambeaux de brume diaphanes, les contours du torrent furieux qui dévale de la haute montagne. Le grondement sourd des masses d’eau qui s’écrasent sur les rochers en contrebas retentit dans la gorge étroite. J’imagine le galop d’un troupeau de chevaux blancs, je les vois crinières au vent, écumant de fatigue, ivres de la cavalcade effrénée qu’ils mènent depuis les sommets. Je suis fatiguée