Il vit la vie dans le vide
Il vit l’urgence du sentiment
Il vit la main qui caresse
Il vit la douceur du toucher
Il vit l’avenir
Il ne verra pas la suite. Lire la suite
Il vit la vie dans le vide
Il vit l’urgence du sentiment
Il vit la main qui caresse
Il vit la douceur du toucher
Il vit l’avenir
Il ne verra pas la suite. Lire la suite
Dans les sous bois de fougère, la colombe n’entend pas dans la rue, l’orgue de barbarie qui dans le mystère de la nuit protège la paix précieuse comme l’ambre, ignorant la reprise au loin du bruit des canons.
Sylvie
Je vois l’enfance
Je vois la balançoire et le lait crémeux
Je vois les parents disparus
Je vois une prairie à l’odeur de foin
Je vois les pommiers en fleurs
.
Je les verrai toujours dans mes souvenirs Lire la suite
L’orgue de barbarie rassure l’aveugle qui entend l’envol de la colombe et dans sa nuit il a peur du bruit du canon se sent solidaire de l’Ukraine de ses couleurs d’ambre du jaune au brun rêve de promenades sur un tapis de fougères dans les sous-bois du Dombas
RMQ
A l’ombre des arbres au feuillage couleur d’ambre entourée de fougères tapissant la forêt je rêve que le monde sorte de la nuit débarrassé des canons et des guerres que la blanche colombe reprenne vie libérée et s’échappe de l’orgue de barbarie comme un poème de Prévert.
Dominique Pierre
Il était au canon de son âge
vers nous montait sa sagesse immuable
ses pieds semblaient encore liés au sol
comme par un entrelacs de fougères
une dentelle jalouse luttant contre l’éternel Lire la suite
Le sommeil m’emporte dans l’obscur de la nuit au-dessus des fougères dans les sous-bois ambrés d’où la colombe s’envole bercée par les chants lointains de l’orgue de barbarie des rues de Paris de mon enfance une douce mélodie qui soudain se brise au fracas du canon piège de mon sommeil envolé
Annie Brottier

Mon ami,
Devant le ciel tourmenté qui mange la moitié du tableau. J’ai pensé à ton esprit plein de clair-obscur. Zones d’ombres, trouées de lumière, grand vent balayant tes images intérieures, images dont tu ne parles que rarement. Vois-tu une menace dans ce ciel d’orage ?
Bien sûr dans ta grande culture, tu connais Tolède où je ne suis jamais allée. La ville, un peu à part, m’évoque nos rencontres souvent un peu suspendues dans le temps et l’espace […]
Réponse :
[…]
Vas tu mieux depuis ton problème cardiaque ? Tu te promenais sur une plage, à la tombée de la nuit, perdu dans tes pensées, comme dans ce tableau de Van Gogh, peintre du nord de l’Europe interné à saint Remi de Provence. Les volutes de ces nuages, le soleil lune, les astres ont-ils habité tes nuits d’angoisse ?
Comme si ce grand cyprès coupant le paysage en deux au-dessus d’une nuit paisible, amorçait une fêlure dans ta vie.
On peut aussi penser à notre ami Gérard mélancolique, si souvent devant dans nos grandes randonnées. Nous avons rêvé sous les étoiles, évoquant Vénus et Jupiter avant de reprendre chacun le chemin de nos vies…
Sylvie
Il reste une heure avant le concert. Et le chanteur veut la vivre d’une manière la plus merveilleuse qu’il soit, dans une forêt, celle d’Eavy, en automne, en suivant la ligne des Limousins. Le soleil joue à travers les branches des arbres qu’il aime tant. Il préfère embrasser tendrement le frêne, amoureusement le charme, comme un frère le frêne et durablement l’érable. Lire la suite
« C’est votre dernière heure » Séance d’écriture, invisible temps, imprévisible et pourtant. J’ai la tentation de laisser libre cours à des désirs qu’en aucun cas je n’aurais cru pourvoir assouvir, à des envies que jamais je ne me serais accordée le droit de satisfaire. Mais après tout, à la dernière heure, tout peut être permis, qu’aurais-je à perdre ? Autant en profiter à fond et partir avec un sentiment de plénitude, celui qu’on ressent à l’obtention d’un objet longtemps convoité ou à la réussite de l’épreuve qu’on redoutait. Lire la suite