Encore eût-il fallu que cela fût dit en temps voulu
Car alors de nombreux indices eussent éclairé l’affaire.
La jeune fille avait disparu le 30 juillet 2015. Ce qu’elle m’avait dit la veille n’avait pas éveillé ma méfiance. Elle était venue comme à son habitude prendre son café-crème de onze heures au café l’Excelsior. Elle s’attablait toujours près de la grande fenêtre donnant sur la rue principale, là où le soleil chauffait son dos sans encore brûler les tissus. Elle apportait avec elle un carnet dans lequel elle semblait prendre des notes, en s’inspirant de l’atmosphère du lieu. Elle observait les clients, regardait dehors, et brutalement, mue certainement par une inspiration soudaine, écrivait, toujours avec le même Bic bleu, des pages qui semblaient ne plus finir d’être noircies. Lire la suite


