L’ échappée

Écouter les yeux fermés… s’en vient un rêve…

 

Serais-je comme eux tous, une bête fidèle à la meute aux ordre de l’Alpha,

Je les observe, j’ai une vue d’ensemble sur mon léger promontoire, ils sont là, les  flans étriqués, hérissés au moindre grognement. Raies dorsales toutes alignées,  truffes dressées, toutes orientées vers la butte. Yeux canins subjugués par le regard perçant du dominant.

Règne un étrange silence, oppressant avant la débauche hurlante et la ruée qui en suivra.

Et la haut dans le ciel, une ramure élégante, un aigle des steppes peut-être. Suffisant pour moi, jeune canidé pour m’offrir une fugue contemplative.

Discrètement,  sous l’émerveillement, je frétille de la queue , mais cruellement je ressens la douleur d’une vilaine morsure. Lire la suite

Dans l’allégresse de la bise

   Composition d’une fugue

 

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent*                           

  et le vent et le givre traversait le pauvre homme

  et les éléments habillaient le pauvre homme

Et la fugue ne concernait pas l’homme mais le vent

  il ne luttait plus le pauvre car il pesait une tonne

  et tout fuitait dans la houle d’abondance Lire la suite

Fugue musicale

Folie

Universelle qui

Guide l’

Univers des

Élans sincères.

Mélodie

Utopique pourtant

Solidaire

Individuelle et

Collective

Allégro

Leitmotiv

Élégant.

RMQ

Unième envol

Grandiose échappée

Utopie délicieuse

Enchantement du départ

Musique fuguée

Une étonnante

Symphonie décalée

Il s’essaie au

Contrepoint

Avec une sensation de

Liberté

Exquise

Clarysse

F erme les yeux

U n ange passe

G rive musicienne

U ne chouette hulule

E coute la nuit, la

M arche du monde

U ne goutte de pluie

S i do, si, do, ré

I rise la feuille

C hante, danse, joue

A ccord parfait

L a mi, la, do,sol

E coute la musique du monde

M. Odile Jouveaux

F ujiyama, une randonnée de rêve,                   

U n instant, une transgression du quotidien.

G émellité, corrélation avec mon esprit en fugue,

nicité, osmose dans ce doux échappatoire,

phémère comme tous les plaisirs intenses.

M ouvements lents, respiration profonde,

U niversalité recherchée, instant de paix.

S anctuarisation, secret intime,

I rrationnel, violoneux, pénétrant,

C ristallin, sans fêlure, sans brisure,

A udacieux, comme les premiers pas dans une neige interdite.

L évitant, un sommet sans effort,

E vidente, comme une échappée solitaire.

Didier d’Oliveira

2024

De grands pins bien ordonnés quadrillent les allées du cimetière. Lors de sa première venue sur la tombe de son père, perdu de vue depuis quinze ans, il avait eu des difficultés à se concentrer sur l’emplacement et à ressentir un quelconque sentiment de recueillement. Et encore aujourd’hui, le froid engourdit ses membres et son cœur reste sec et dur.

Pourquoi je m’inflige cette cérémonie convenue, le daron n’est rien pour moi ! Lire la suite

Y’en a qui se prennent vraiment pour des … Tiens je ne trouve même pas le nom pour ces gens-là. Elle m’a dit quoi déjà ?  Mais faites donc attention, pauvre folle, vous avez bien failli me renverser !  Et faut voir le ton qu’elle a employé ! Et le regard ! Incroyable, j’en suis restée baba, même pas pu l’envoyer sur les roses. Non mais, j’ai failli renverser MADAME … Y a pas idée de traverser comme ça sans prévenir. Lire la suite

A la limite de l’indécence

    Je me demande ce qu’il ma pris de descendre sur la plage en robe de chambre ! coup de mollesse, coup de blouse !

t’es vraiment cradingue, tu sais bien que t’as renversé ton chocolat. Rien à foutre, j’ai besoin d’espace maintenant

A huit’ du mat’, pas âme qui vive, l’espace est tout à moi. Je ferme les yeux, respire à pleins poumons, puis expulse enfin, toute mon amertume. J’ouvre les yeux sur le large. Lire la suite

Les yeux vairons

Lui

Ces yeux vairons, l’un bleu, l’autre noisette…

Combien de gens dans le monde ont les yeux vairons ? L’un bleu, le droit, l’autre noisette , le gauche.

Je lis sur la pancarte station Barbès-Rochechouart . Ma montre sonne ! Merde !  Deux heures du matin, l’heure de la prière !

Dix ans…elle en avait quinze la dernière fois… cheveux bleus, yeux cerclés de noir, la femme piège de Bilal. Lire la suite