Salon Européen Utopique Inutile et Libre
Sous l’Egide Ubuesque d’Imbéciles Libidineux
Sortie Estivale Unique Illégale et Lubrique.
M.Odile Jouveaux
Salon Européen Utopique Inutile et Libre
Sous l’Egide Ubuesque d’Imbéciles Libidineux
Sortie Estivale Unique Illégale et Lubrique.
M.Odile Jouveaux
Au milieu de la basse cour, le coq salue les premières lueurs du jour. Un jour comme les autres ? Pas tout à fait. Le chant du coq est suivi de l’aboiement des chiens nerveux, excités.
Dans sa chambre, l’homme alerté par leur chahut inhabituel se lève rapidement, ouvre la fenêtre et à travers les persiennes observe la place du village.
Rien ne bouge et pourtant il lui semble que le glouglou de la fontaine soit plus précipité que d’habitude. Le regard fixe, l’homme observe le chat noir des voisins qui contourne la fontaine, il presse le pas pense-t-il, non, vraiment il se passe quelque chose. Lire la suite
Derrière les maisons neuves, coincé par la route nouvelle,
Il résiste aux bulldozers, aux pelleteuses,
qui bousculent, chamboulent et creusent.
Le terrain vague, notre aire de jeu, notre tanière,
Territoire de nos rêves enfantins assiégé par les indiens Lire la suite
Titres de livres à venir ( ou non) avec le nom de leurs auteur.es
– nouvelles
Le château d’eau de ma mère (RMQ); Gens du voyage, la transgression (D. D’Oliveira) ; Zone désaffectée (Annie Brottier) ; Dépotoir public (Clarysse) ; Les clos-masures ont disparu (M. Odile Jouveaux) ;
– romans
La part du ghetto (RMQ) ; La maison du garde-forestier (D. D’Oliveira) ; La révolte des terrains vagues (Annie Brottier) ; L’ombre du château d’eau (Clarysse) ; Le mitage des campagnes (M. Odile Jouveaux) ;
– polars
Disparition à l’aéroport (RMQ) ; Folie meurtrière sur l’échangeur (D. D’Oliveira) ; Le château d’eau a disparu dans la nuit (Annie Brottier) ; Le cadavre de l’aéroport (Clarysse) ; Le train siffle trois fois (M. Odile Jouveaux) ;
– essais
Les gens du voyage : présence et accueil depuis le 19e siècle (RMQ) ; Trafics en tous genres sur la friche nord (D. D’Oliveira) ; Comment concilier rave-parties et friches commerciales (Annie Brottier) ; les décharges humaines (Clarysse) ; De la nécessité de créer des bassines aux abords de terrains de camping (M. Odile Jouveaux) ;
– recueils de poèmes
Poésie des espaces oubliés (RMQ) ; Anthologie lexicale des jardins ouvriers (D. D’Oliveira) ; Ô zones mutantes, plages de rêveries (Annie Brottier) ; Divagations sur terrain vague (Clarysse) ; J’ai même rencontré des tziganes heureux (M. Odile Jouveaux) ;
– littérature érotique
La blonde des échangeurs (RMQ) ; Licence au rond-point G (D. D’Oliveira) ; Les impensés d’un jardin d’accueil (Annie Brottier) ; Le jardin des sens (Clarysse) ; La belle endormie (M. Odile Jouveaux) ;
– romans épistolaires
Le cercle littéraire des amateurs de friches industrielles (RMQ) ; Du menuet à la rêve-partie (D. D’Oliveira) ; Échanges autour d’un rond-point sans fin (Annie Brottier) ; Correspondances d’un échangeur (Clarysse) ; Au cœur de la ville, naissance d’un bidonville (M. Odile Jouveaux) ;
– biographies
Ernest, graffeur d’usine désaffectée (RMQ) ; Les gens du voyage, Django Reinhardt (D. D’Oliveira) ; La vie d’un passionné de l’aménagement glissant (Annie Brottier) ; Le parcours d’un homme du voyage (Clarysse) ; Petite histoire de l’aménagement du territoire, utopie des années 60 (M. Odile Jouveaux) ;
– autobiographies
Ma vie, mon œuvre aux franges de l’urbain (RMQ) ; Entre friches et sentiers, mon dilemme (D. D’Oliveira) ; Le jour où j’ai atterri dans une déchetterie (Annie Brottier) ; Ma vie dans un squat (Clarysse) ; C’est une maison bleue en haut de la colline (M. Odile Jouveaux) ;
– contes
La princesse des bidonvilles (RMQ) ; Contes éphémères du Château de la Marquise (D. D’Oliveira) ; Jadis vivait au fond d’une friche … (Annie Brottier) ; La belle et le bidonville (Clarysse) ; À tire d’aile : vol au-dessus de la décharge (M. Odile Jouveaux) ;

Je cours, je cours, je fais le mur je vole par-dessus le toit, j’ entraîne avec moi la mort ma douce compagne qui ne me quitte pas.
Elle accompagne l’amour, je ne peux m’en passer, pas de vie sans lui. J’ai le cœur en déroute.
Je tombe doucement, sur le sable mouillé : marée basse. L’océan s’est enfui.
Le crabe en chocolat attise ma convoitise, je le rattrape et cède au doux péché mignon de gourmandise, je le croque, je le déguste, il fond doucement dans ma bouche.
Je n’ai pas vu l’aube venir. C’est à ce moment-là que je m’endors après ma nuit de rêve.
M. Odile Jouveaux
Chaque matin, c’est le même rituel. Le pêcheur à la mouche se retrouve au bord de la rivière. La truite, tapie dans l’ombre, surveille la mouche qui virevolte au raz de l’eau, puis soudain d’un saut vigoureux et rapide, surgit hors de l’eau, gobe la mouche puis disparaît dans l’onde frémissante et glacée. Le pêcheur au milieu de la rivière va et vient concentré et rêveur. Il taquine la truite qui le défie. D’une rive à l’autre il suit lentement le cours d’eau, ligne frontière naturelle entre deux espaces verdoyants et boisés. Lire la suite
Qu’est-ce qui m’a pris ? Pourtant tout allait bien. Je vous explique :
Je venais d’intégrer le service dont je rêvais depuis longtemps ! Mais voilà depuis quelques mois tout a basculé. L’activité a considérablement augmenté, ils sont obligés de recruter massivement depuis la mise en place de cette loi au titre prometteur Mourir dans la dignité….
Le candidat à la mort programmée se presse à la porte du service. Une noria d’infirmières séduisantes le bichonne, l’écoute, l’entraîne vers une fin heureuse et sans douleur. Lire la suite
À bien y réfléchir
La fin de saison mène à la
Lisière imaginaire
Du rythme inexorable du
Temps qui fuit et qui Lire la suite

L’homme à la robe pourpre est assis au bout de la terre, au bord de la mer. Il veille, attentif à ce qui se passe autour de lui. Il est tout à sa tâche, serein. Appuyé sur le genou il tient un crayon dans sa main droite, écrit sur un ruban de papier blanc, écoutant les indications de l’ange qui, au-dessus de lui, nomme chaque nouvel arrivant, candidat à l’entrée sur cette langue de terre. Deux anges marins de l’espace maintiennent le frêle esquif qui vogue sur la mer. Pas de frontières, seules les étoiles indiquent la direction. À bord, un jeune homme incite ses compagnons à prier. Ne vous inquiétez pas je devine par-delà l’horizon une terre inconnue qui saura nous héberger. L’homme au drapé rouge écrit, les noms s’accumulent sur ce long ruban qui flotte entre terre et ciel. Lire la suite