
À l’aube de la soirée,
La joie me pénétrait déjà.
Lisière de mon quotidien et de ses rythmes argentins,
Du feu couvait en moi.
Tango, tango quand tu nous prends ! Lire la suite

À l’aube de la soirée,
La joie me pénétrait déjà.
Lisière de mon quotidien et de ses rythmes argentins,
Du feu couvait en moi.
Tango, tango quand tu nous prends ! Lire la suite

… Mais avant de rejoindre le Nirvana, la vision ultime, notre divination, il nous fallait encore vaincre nos vieux démons, et nous primes nos dagues et nos lances pour combattre nos dernières résistances à vouloir rester encore un peu dans le vieux monde, enfermer dans notre petitesse, bloquer dans nos geôles respectives.
Et la bête était déchaînée, crachant de ses sept têtes, chacune leur suprématie spirituelle ou matérielle.
Et l’une, devenue langue de feu vantait les mérites de Dieu, mais, il y avait tant de dieux !
Et l’autre sournoise, pointait l’orgueil et la vanité comme complaisance individuelle, mais, pour mener à quoi !
Je fonds dans l’alacrité et l’enjouement, aujourd’hui commence l’apocalypse.
L’ivresse de la vision du nouveau monde, me transporte dans une jubilation sans pareil.
Il est enfin là, le jour de l’épanouissement est venu et je prends avec délectation et griserie, l’idée de mon transfert vers le nirvana.
Finis le temps d’anxiété sans consolation, fini ce chemin de croix sans béatitude.
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L’ époque du combat Jacques Anquetil & Raymond Poulidor se termine, j’ai devant moi, un vieil exemplaire de l’équipe de 1971 qui titrait : Eddy Merckx devient champion du monde.
Dans un flash, je revois mon père palpiter devant sa dernière acquisition, un poste de télévision. Ses émissions favorites : Vivement dimanche, le tiercé de Léon Zitrone, Interville avec Guy Lux et bien-entendu le célèbre tour de France avec Robert Chapatte.
Cet exemplaire de 71, se mêle à bien d’autres coupures relatant pour la plupart, quelques grands exploits sportifs, Alain Mimoun, Roger Bambuck, Jean-Claude Killy, etc… Ça, c’est pour le carton de mon père, ces coupures aux articles soigneusement découpés aux ciseaux y sont empilées avec moult bulletins de paye, factures d’importance, carnet d’adresses qui ont jalonné son existence. Mon père s’appelait Marcel, comme Marcel Cerdan, se plaisait à lui rappeler ma mère pour le taquiner.
Le carton de ma mère est bien différent, layette et bottons du premier âge des quatre enfants, coquetiers et ronds de serviette en argent, voilette de mariage et, sa collection d’almanachs des postes et télégraphes qui donnaient tous types de renseignements ; fêtes des jours, dates des marchés et des foires, phases de la lune,
| Hiver | Printemps | Été | Automne |
| Doudounasse | Robieuse | Jupissime | Capéronne |
| Cagoulasse | Sandalieuse | Shortissime | Ciréronne |
| Mouflasse | Caracoieuse | Blousissime | Pantaleronne |
| Hiver | Printemps | Été | Automne |
| Groguillon | Cocktailienne | Menthalingue | Vinaille |
| Tisanillon | Pernodienne | Diabololingue | Cidraille |
| Tilleulillon | Bièrienne | Spritzolingue | Cafaille |
| Hiver | Printemps | Été | Automne |
| Courgillon | Saladelette | Tomataine | Potéoche |
| Soupillon | Fraiselette | Ratatouillaine | Chouoche |
| Gratillon | Haricotelette | Grilladaine | Patatoche |
| Hiver | Printemps | Été | Automne |
| Ventissime | Perscescence | Naturlingue | Mornesaison |
| Solissime | Filescence | Enferlingue | Orageaison |
| Jachèrissime | Labeurescence | Loisirlingue | Mortesaison |
| Hiver | Printemps | Été | Automne |
| Skiouse | Tennisichon | Nageton | Marchaison |
| Lugeouse | Coursichon | Canoëton | Véloaison |
| Raquetouse | Randonichon | Voileton | Tiraison |
Lundi rouge
Les temps qui changent,
ont signé la mort du charme discret
des jardins dominicaux.
Vanel et Signoret deviennent dénués d’inspiration.
Ô, Chronos, je sens que je vais mourir
(Et s’ensuit et j’entends, nombre de prières et sempiternelles futiles litanies)
Moi, je dirais plutôt Pauvre vieux Chro…jenesaisquoi, cesse de vouloir quérir nos âmes et reste seul à crever dans ton néant.

Vers où Andy se dirige-t-il, quand il tente d’expliciter ses songes?
Peut-être dans mon Monde si particulier où se chevauchent par fulgurance, plusieurs autres Mondes
Et même, quand il narre comme une aventure, ses embryons de rêves concassés, il ne peut prétendre me rejoindre dans la genèse de mon univers, car son parcours n’est qu’une suite de métaphores qui constellent ses nuits effervescentes.
Par exemple, s’est -il endormi au pied de cet arbre décharné, mangé par les rigueurs de l’hiver. Au bout de combien de temps a-t-il enfourché, le tronc de cette spirale sidérale ? S’est-il senti aspiré, épouvanté en s’enfonçant dans le noir du ciel à la recherche de mes passions ?
Je le prélève et le fête
Éphémère, ce trèfle
Né de l’éternel,
Ce vert effervescent.
tendre pensée, cet été
Envers elle, et ce trèfle.
Ernest, Sète, le septembre sept-cent-sept
Didier d’Oliveira