S.E.U.I.L

Le purgatoire

Sentence  Enormément  Ubuesque  Inepte  &  Létale

Signifiant  Essentiellement  Urgence  Incurie  &  Logorrhée

Sous – Entendant  Une  Irrationnelle  Léthargie

Système  Esotérique  Universel  Inique  &  Violent

Source  Eprouvante  Unique  Inquisitrice  &  Luciférienne

Sentence  Evidente  Utilisées  Iniquement  &  Laborieusement

Signature  Eucharistique  Usitée  Imperturbablement  Lénifiante

Signature  EUsufruit  Impact  Légal

Didier d’Oliveira

Chemin du garde forestier

Tout en cherchant à réveiller un souvenir éphémère, qui semblait à ce jour enfoui au plus profond de lui-même, Olivier se surprit en tenant ce raisonnement : trouver du bois de chauffage, en faire la coupe personnellement, est une opération rentable, qui plus-est, voilà une saine occupation, je vais demander à mon ostéo, si cette activité est compatible avec mes problèmes lombaires.

A dire vrai, Olivier n’aurait jamais entamé ce processus si, un autre élément de l’annonce n’avait retenu son attention. En réalité, la maison des Essarts représentait un lien probable avec un passé inconnu de lui, mais qui pourtant, l’incita sans plus de réflexion à acquérir le lot. Acheter une tronçonneuse, est à la portée de tout le monde, mais fouiller l’insondable, n’est pas à la portée de tous. Lire la suite

Littérature potentielle sur le thème des Franges Urbaines

Titres de livres à venir ( ou non) avec le nom de leurs auteur.es

nouvelles

Le château d’eau de ma mère (RMQ); Gens du voyage, la transgression (D. D’Oliveira) ; Zone désaffectée (Annie Brottier) ; Dépotoir public (Clarysse) ;  Les clos-masures ont disparu (M. Odile Jouveaux) ;

– romans

La part du ghetto (RMQ) ; La maison du garde-forestier (D. D’Oliveira) ; La révolte des terrains vagues (Annie Brottier) ; L’ombre du château d’eau (Clarysse) ; Le mitage des campagnes (M. Odile Jouveaux) ;

– polars

Disparition à l’aéroport (RMQ) ; Folie meurtrière sur l’échangeur (D. D’Oliveira) ; Le château d’eau a disparu dans la nuit (Annie Brottier) ; Le cadavre de l’aéroport (Clarysse) ; Le train siffle trois fois (M. Odile Jouveaux) ;

– essais

Les gens du voyage : présence et accueil depuis le 19e siècle (RMQ) ; Trafics en tous genres sur la friche nord (D. D’Oliveira) ; Comment concilier rave-parties et friches commerciales (Annie Brottier) ; les décharges humaines (Clarysse) ; De la nécessité de créer des bassines aux abords de terrains de camping (M. Odile Jouveaux) ;

– recueils de poèmes

Poésie des espaces oubliés (RMQ) ; Anthologie lexicale des jardins ouvriers (D. D’Oliveira) ; Ô zones mutantes, plages de rêveries (Annie Brottier) ; Divagations sur terrain vague (Clarysse) ; J’ai même rencontré des tziganes heureux (M. Odile Jouveaux) ;

– littérature érotique

La blonde des échangeurs (RMQ) ; Licence au rond-point G (D. D’Oliveira) ; Les impensés d’un jardin d’accueil (Annie Brottier) ; Le jardin des sens (Clarysse) ; La belle endormie (M. Odile Jouveaux) ;

– romans épistolaires

Le cercle littéraire des amateurs de friches industrielles (RMQ) ; Du menuet à la rêve-partie (D. D’Oliveira) ; Échanges autour d’un rond-point sans fin (Annie Brottier) ; Correspondances d’un échangeur (Clarysse) ; Au cœur de la ville, naissance d’un bidonville (M. Odile Jouveaux) ;

– biographies

Ernest, graffeur d’usine désaffectée (RMQ) ; Les gens du voyage, Django Reinhardt (D. D’Oliveira) ; La vie d’un passionné de l’aménagement glissant (Annie Brottier) ; Le parcours d’un homme du voyage (Clarysse) ; Petite histoire de l’aménagement du territoire, utopie des années 60 (M. Odile Jouveaux) ;

– autobiographies

Ma vie, mon œuvre aux franges de l’urbain (RMQ) ; Entre friches et sentiers, mon dilemme (D. D’Oliveira) ; Le jour où j’ai atterri dans une déchetterie (Annie Brottier) ; Ma vie dans un squat (Clarysse) ; C’est une maison bleue en haut de la colline (M. Odile Jouveaux) ;

– contes

La princesse des bidonvilles (RMQ) ; Contes éphémères du Château de la Marquise (D. D’Oliveira) ; Jadis vivait au fond d’une friche … (Annie Brottier)  ; La belle et le bidonville (Clarysse) ; À tire d’aile : vol au-dessus de la décharge (M. Odile Jouveaux) ;

Franchir la frontière

Il y a dehors des émerveillements, des voûtes célestes, des voies lactées, des éblouissements

Il y a dehors des soleils qui tempèrent, des lunes sur lesquelles on veut marcher.

Il y a dehors des millions de formes de vie, des explosions de culture.

Il y a dehors tant de choses, que je voudrais embrasser.

Mais, il y a dehors aussi, des explosions géo solaires, des catastrophes nucléaires, des tsunamis et de violents tremblements de terre. Lire la suite

La fuite du photographe

Allongé sur le ventre, la tête posée sur ses coudes au ras des herbes grasses, notre personnage observe.

Il est médusé par le spectacle. Pas un bruit aux alentours ne vient le perturber, si ce  n’est que le vague feulement d’une brise légère qui courbe légèrement le roseau et lui offre généreusement calme et relaxation

Son iris, tel l’uppercut de son Panasonic Lumix S5 MarkII S20-60 Hybride, ne tremble pas, il s’adapte, profite des ombres et lumières et fait le zoom.

Il vient de saisir l’instant propice, privilège de l’homme sage et patient,

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Enquête près du marais

L’analyse du site naturel qui se déploie sous ce ciel bleu-marbré, laisse entrevoir une nature sans contrainte, prairie non labourée et entrelacs de cours d’eau non drainés.

Cet ensemble homogène de transition est propice au développement de petits rongeurs, de batraciens, de guppys et fishipédias, d’éphémères et de toutes sortes d’arachnides maritimes.

Ce que perçoit probablement l’œil de la buse, perchée au sommet des arbres de lisière, prête à s’élancer pour un vol plané au dessus de cet écotone des marais, c’est sa  disponibilité. Lire la suite

La course du printemps

Le bleu du ciel est une toile, sur laquelle s’étale à merveille la gouache du coton des  stratus qui flottent, pour le ravissement, dans leur crème de blanc.

Un ciel de transition qui n’enlève rien à la beauté du paysage ni à sa luminosité.

Tout a été organisé pour la course annuelle des ajoncs et des plumeaux.

Les athlètes se sont éparpillés sur le champs de course, dégageant au rythme de leur train une transpiration de pollens filtrés et tamisés un par un, par les rayons du soleil. Lire la suite