Une rando décisive

 

Marie aimait ouvrir la marche, cela lui correspondait. Non, qu’elle désirait se mettre en avant, mais plutôt que son tempérament procédait comme celui d’un photographe, préférant l’instantané vierge de tous parasites et de toutes influences. C’est donc ce qui motivait Marie, pleine de candeur et de spontanéité à précéder Louis sur le chemin d’aujourd’hui. Lire la suite

L’ échappée

Écouter les yeux fermés… s’en vient un rêve…

 

Serais-je comme eux tous, une bête fidèle à la meute aux ordre de l’Alpha,

Je les observe, j’ai une vue d’ensemble sur mon léger promontoire, ils sont là, les  flans étriqués, hérissés au moindre grognement. Raies dorsales toutes alignées,  truffes dressées, toutes orientées vers la butte. Yeux canins subjugués par le regard perçant du dominant.

Règne un étrange silence, oppressant avant la débauche hurlante et la ruée qui en suivra.

Et la haut dans le ciel, une ramure élégante, un aigle des steppes peut-être. Suffisant pour moi, jeune canidé pour m’offrir une fugue contemplative.

Discrètement,  sous l’émerveillement, je frétille de la queue , mais cruellement je ressens la douleur d’une vilaine morsure. Lire la suite

Dans l’allégresse de la bise

   Composition d’une fugue

 

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent*                           

  et le vent et le givre traversait le pauvre homme

  et les éléments habillaient le pauvre homme

Et la fugue ne concernait pas l’homme mais le vent

  il ne luttait plus le pauvre car il pesait une tonne

  et tout fuitait dans la houle d’abondance Lire la suite

A la limite de l’indécence

    Je me demande ce qu’il ma pris de descendre sur la plage en robe de chambre ! coup de mollesse, coup de blouse !

t’es vraiment cradingue, tu sais bien que t’as renversé ton chocolat. Rien à foutre, j’ai besoin d’espace maintenant

A huit’ du mat’, pas âme qui vive, l’espace est tout à moi. Je ferme les yeux, respire à pleins poumons, puis expulse enfin, toute mon amertume. J’ouvre les yeux sur le large. Lire la suite

23 / 24

Ce n’est pas la fête pour tous, les 31 décembre

Nous avons, je vous l’assure toujours été gais comme des pinsons.

Mais ceci et quelque soit le continent, vous allez le voir, n’est qu’une image.

Car à la vérité, je vous le dis, nous ne sommes que des dindes.

Et, quand décembre résonne, qu’eux, nous n’y trouvons pas le même son.

Chacune de nous en ces temps, en prend un coup dans l’aile et ternit son ramage.

Entendez qu’avec les humains, nous aurons des prises de bec, d’ici jusqu’en Inde. Lire la suite

Le seuil, en haut d’un escalier fantastique

Le fantastique se révélera en haut des marches, quand tu seras arrivé sur le seuil de la porte, tu pourras y pénétrer tout entier. Mais avant, écoute bien sa légende, Afin de t’y préparer, imagine-toi sur le palier, vide-toi de tous tes soucis.

Regarde combien cet espace est lumineux, tout éclairé par les grandes baies du salon.

Le soleil darde ses rayons, le premier pommeau de la rampe scintille comme une boule de  diamants.

Vois-tu ce pommeau fabuleux ? Mets d’abord ta main dessus avant même de poser le pied sur la première marche. Voilà, tu y es, respire profondément et décris-moi ce que tu vois. Lire la suite