Fond de la vallée
Nuages effilochés
Accrochent les sapins
S’éparpillent vers le ciel
Aux cris des merles qui babillent
Alerte : le soleil s’est levé. Lire la suite
Fond de la vallée
Nuages effilochés
Accrochent les sapins
S’éparpillent vers le ciel
Aux cris des merles qui babillent
Alerte : le soleil s’est levé. Lire la suite

peinture de Suzanne Valadon
Fin de journée
Nonchalante et rêveuse, elle observe, l’esprit ailleurs, sans vraiment voir, sans vraiment regarder les gouttes de pluie d’orage qui tracent des rigoles sur les carreaux poussiéreux de la fenêtre entrouverte. Sa bouche pulpeuse embastille une cigarette. À quoi peut-elle rêver ? Deux livres soigneusement fermés, posés à ses pieds, évasion assurée en cette fin de journée. La belle rêveuse n’en finit pas de compter, sans compter, d’observer sans voir, d’écouter sans entendre les gouttes de pluie qui inlassablement se pourchassent puis s’effacent sur le bord de la fenêtre. Les livres abandonnés sur le bord du lit envoûte son esprit. La belle songeuse, s’échappe de la méridienne, le lieu n’a pas de prise, elle s’évade hors du temps, chaque seconde égrène l’instant, le présent soudain passe et s’efface, hors du temps elle fixe et suit la gouttelette qui frappe le carreau puis glisse doucement et disparaît sur le rebord de la fenêtre.
M.Odile Jouveaux

Il est des jours où tout semble morose,
Comme enlevant le coloris aux choses,
Quand on capte tous les gris de son être
Et que l’on ressent la tristesse naître. Lire la suite
Pas perdus sur les Champs Élysées
Années disparues,
Jeunesse envolée
Affreuse solitude Lire la suite
Lettre de Leila Sebbar à Nancy Huston, à moitié effacée dans sa largeur et reconstituée
Les lieux de brassage, comme les gares, les ports, les aéroports, restent pour moi une utopie et signent le carnage où je peux, comme dans une brume, survivre sans savoir partir ou revenir. Lire la suite
à partir des échanges épistolaires entre Leïla Sebbar et Nancy Huston, édités sous le titre de Lettres parisiennes

Josette Emo
seules les parties réécrites en clair ont pu être restituées par le procédé de la transparence, le reste de cette lettre ayant été définitivement effacé.

Didier d’Oliveira
Les cafés de village sont des refuges. Chacun le sait par ouï-dire, par la littérature ou par sa propre expérience. Ainsi, au fil des temps, chacun y a fait sa propre expérimentation, ses premiers pas ou de sempiternels allers-retours.
Pour le café du petit bourg qui nous importe, c’est au petit matin, un petit 7 heures, alors que le cafetier qui ne semblait jamais avoir dormi, ses traits de fatigue totalement absents, décrochait un à un, les grands volets de bois peints en vert et écaillés par les intempéries. Le Client du p’tit-noir-mirabelle apparaissait comme par enchantement, avant même, que le cafetier n’ait ouvert sa porte. Lire la suite
L’effacement de l’état de grâce arrive tout trop vite.
L’effacement de la mémoire indigène, a fait tomber dans l’oubli de nombreux peuples autochtones.
L’effacement semble terrible, sauf quand il fait disparaître nos fautes et nos égarements.
L’effacement semble inéluctable, sauf peut-être pour la macromolécule biologique ou l’ADN.
L’effacement peut-être également une amnésie ou une forte volonté. Lire la suite
Numéro 2325 avait-elle dit à l’accueil de ce vaste bâtiment où l’hôtesse lui avait donné les consignes : pas de stylo, juste un papier et un crayon, possibilité de prendre des photos
Arrivée aux pupitres des Archives, au premier étage, elle avait déposé sa liste de documents sollicités. Elle avait consulté les ordinateurs mis à disposition pour en trouver les cotes. Il s’agissait des dossiers des prisonniers de guerre en Allemagne des années 1939 à 1944. Lire la suite