« Il n’existe que 2 choses infinies :
L’univers et la bêtise humaine…
mais pour l’univers je n’ai pas de certitude absolu »
Albert Einstein
L’infini de l’espace,
l’infini du temps
Lire la suite« Il n’existe que 2 choses infinies :
L’univers et la bêtise humaine…
mais pour l’univers je n’ai pas de certitude absolu »
Albert Einstein
L’infini de l’espace,
l’infini du temps
Lire la suiteL’infini n’est ni fini ni défini
le fil de l’infini divague
les étoiles dansent à l’infini
A l’infini je rêve la nuit
Sans limites, l’infini s’enfuit
Lire la suiteChère toi
Imagine-moi scotchée devant ce tableau du peintre El Greco que j’ai vu au MET hier après-midi. « Vue sur Tolède », simple paysage d’après le titre, mais quelle puissance, quelles forces déchaînées ! Aucun personnage et pourtant j’ai eu la sensation intense d’être face à une personnalité qui me happait, me frappait de plein fouet, et ce quelqu’un, c’était toi. J’ai vu dans les jets de bleus intenses et les noirs profonds du ciel ton regard, si glaçant, si froid, celui que tu m’as lancé ce fameux soir. Lire la suite
Au-dessus de ma table d’architecte, le tableau d’El Greco orne le mur principal de mon atelier. Je tente de réaliser la commande de la ville nouvelle de « Tentation », sans toi : que l’exercice est périlleux ! Toi le peintre, moi le bâtisseur, on se complétait, mais c’était avant.
Aujourd’hui, je calque mon souvenir de Tolède sur la réalisation de la ville moderne. On marchait ensemble vers le sommet de la colline, moi, alerte, toi, essoufflé. Notre regard embrassait la ville et sa grandeur. Lire la suite
Tolède 1er Juillet 1980
Mon cher fils,
Je t’écris aujourd’hui car j’ai pensé très fort à toi ces jours-ci en feuilletant un livre sur le Greco. Je me suis arrêté sur ce célèbre tableau « Vue de Tolède », littéralement fasciné.
Ce tableau peint entre 1597 et 1600 est tellement moderne et saisissant ! On y voit un paysage, plongé dans une semi-obscurité sans aucune couleur chaude, sans personnage, rarissime à son époque. La ville évoquée par une ligne de bâtiments dessinés en blanc serpente en hauteur au-dessus des lacs, des forêts et domine le Tage. Le ciel surplombant le tout est aussi inquiétant, formé de nuages allongés bleus et blancs avec une trouée comme après un orage. Il s’en dégage une intensité dramatique, une mélancolie en accord avec mon état d’esprit. Il a fait surgir un flots de souvenirs chaotiques, à la fois gais et tristes. Lire la suite
Lettre à Aurore
Très chère à mon cœur,
Les violences m’ont toujours atteint comme tu le sais. Mais, pire encore, ce sont toutes ces perturbations quotidiennes, sans cesse répétées qui violent sans contrainte mon intimité et mon bien-être. Le jour passe encore et encore tout juste, car il faudrait que mon cerveau soit canalisé par de saines occupations, des occupations qui dépassent la tache quotidienne, la tache répétitive. Mais voilà, il y a les sombres crépuscules et les nuits bouleversées par maints ouragans. Lire la suite
J’ai vu la Lune briller de mille feux
J’ai vu sa blancheur laiteuse
J’ai vu son disque oranger
J’ai vu son reflet sur la mer
J’ai vu ses effets sur la Terre
Mais jamais je ne verrai sa face cachée Lire la suite
Si je pouvais voir, au fond de tes cellules !
Si je pouvais voir, ce qui cache le crépuscule !
Si je pouvais voir, les méandres de ton cœur !
Si je pouvais voir, la conception du bonheur !
Si je pouvais voir, sans de savants calculs !
Alors je verrais sans doute, fuir toutes mes frayeurs.
Il vit la vie dans le vide
Il vit l’urgence du sentiment
Il vit la main qui caresse
Il vit la douceur du toucher
Il vit l’avenir
Il ne verra pas la suite. Lire la suite
Dans les sous bois de fougère, la colombe n’entend pas dans la rue, l’orgue de barbarie qui dans le mystère de la nuit protège la paix précieuse comme l’ambre, ignorant la reprise au loin du bruit des canons.
Sylvie