Songe de Banksy

Banksy

Il est assis au coin de la rue sur un pot de peinture, tient entre ses mains la perche qui supporte le pinceau. Il regarde au bout de la rue, attend depuis longtemps la petite fille au ballon-cœur. Pour l’attirer, rien de plus simple : il trace des lignes parallèles qui traversent la rue, grimpent sur le mur et s’épanouissent en une fleur jaune qui semble dire : je suis là. Il attend. Ne voyant rien venir, il se lève ramasse le pot de peinture, endosse la perche-pinceau, arpente la ville, choisit une autre rue, imprime son passage sur le sol et le mur. La ville se pare de ses fleurs jaunes écloses soudainement sur les murs sans âmes. Puis, il attend, il attend la petite fille au ballon-cœur. Les passants le connaissent, les enfants sautillent sur les traits jaunes qui les conduisent vers la fleur épanouie sur le mur. Impassible et muet il poursuit inexorablement son histoire, son rêve sans fin. Notre peintre s’inscrit dans la ville, il fait parti du mobilier urbain

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Songes d’Andy Goldsworthy

Andy Goldsworthy

Vers où Andy se dirige-t-il, quand il tente d’expliciter ses songes?

Peut-être dans mon Monde si particulier où se chevauchent par fulgurance, plusieurs autres Mondes

Et même, quand il narre comme une aventure, ses embryons de rêves concassés, il ne peut prétendre me rejoindre dans la genèse de mon univers, car son parcours n’est qu’une suite  de métaphores qui constellent ses nuits effervescentes.

Par exemple, s’est -il endormi au pied  de cet arbre décharné, mangé par les rigueurs de l’hiver. Au bout de combien de temps a-t-il enfourché, le tronc de cette spirale sidérale ? S’est-il senti aspiré, épouvanté en s’enfonçant dans le noir du ciel à la recherche de mes passions ?

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Le songe de Combo

Combo, le street art pour religion…

Dans la moiteur des draps, Combo l’artiste des rues s’agite, le cœur gros de la bêtise humaine. Son esprit s’évade et glisse vers ces deux-là, qui s’étreignent, qui s’aiment à pleine bouche, à plein cœur, identiques par le genre, différents par ….  LOVE IS BLIND . L’amour cet aveugle qui ne voit pas la différence,  ne regarde pas les couleurs, le rouge pour l’un, le noir pour l’autre. La différence est là, elle saute aux yeux, la calotte blanche, blanche comme un croissant de lune, une croix blanche et au milieu … blanche aussi, l’étoile de David. Le message apparaît, limpide CoeXisT. Islam, judaïsme, chrétienté, les trois grandes religions monothéistes. Et le message réunit un groupe de jeunes, filles et garçons mélangés, bruns et blonds mêlés, dans le même élan d’amour.  Religion can blind us  Aveugler, comme l’amour ? Le cœur, l’amour, la vie, le cœur gros de chagrin, le cœur rempli de joie. Il bat au rythme des émotions. Attention, l’œil surveille, l’œil de la religion, l’œil d’un même dieu et pourtant….  L’œil était dans la tombe et regardait Caïn  entend nettement Combo qui se réveille en sueur, le cœur affolé, étreint de culpabilité.

Annie Brottier

L’été cesse, je l’espère. Me reste cette pensée bête en tête, répétée. Mes dents acérées m’empêchent de céder. J’enclenche le sens léger, le hêtre règne, gèle l’être né. Cette mêlée légère rejette terre et vent.

Fée éthérée défend l’éphémère.

ZEN.

RMQ

Maintenant que…

Maintenant que le temps est arrivé où les enfants sont partis,

Maintenant que le silence me laisse à penser que les bruits familiers qui remplissaient la maison sont révolus,

Maintenant que j’ai le temps de savourer l’instant présent à mon gré,

Seuls mes désirs de faire ou de ne rien faire restent entiers.

Maintenant que j’ai le temps du loisir et celui de profiter de mes journées, je me surprends à regarder les photos, à contempler le paysage et la nature qui changent au fil des saisons autour de moi.

Maintenant que le passé chargé de bonheur avec son lot de souffrance fait chavirer mon âme, je pense, mélancolique, aux souvenirs et aux cris des enfants à la sortie de l’école, heureux de rentrer chez eux.

Maintenant que j’écoute chaque jour les chansons de variété et les musiques classiques du temps passé.

Maintenant qu’il est temps de tourner une page, pour passer à l’après, il m’apparait que les murs de ma maison et les meubles ont vieilli eux aussi et que des reliques y trônent chargées de poussière.

Maintenant que le temps du changement est arrivé pour trier, faire les cartons, déménager et continuer à avancer, le temps du souvenir en déplaçant tous ces objets me rappelle leur raison d’être et la richesse d’une vie bien remplie.

Maintenant que c’est le moment,

je me surprends avec l’envie d’écrire, de peindre et de voyager et retrouver mes enfants en famille ici ou à l’étranger.

Maintenant que j’en parle …

Le syndrome du nid vide s’est estompé.

 M.Thé

 

Maintenant …

Maintenant… je suis allongée sur mon lit les yeux rivés au plafond et je mimagine audessus de la terre
en train de la regarder éclairée par le soleil et un indien dans la forêt d’Amazonie
sapprête à jouer du pipeau quil vient de fabriquer et un spoutnik fait de lombre
sur le continent Européen et  jentends le chant dun oiseau qui me rappelle que je suis chez moi et une respiration sur loreiller me rappelle que je ne suis pas seule et je vois dans la glace de mon armoire le reflet du tableau accroché sur le mur audessus de mon lit où les voiliers sont peints au couteau semblant sagiter sur la mer bleu dazur en présence des bruits de moteur sur la route et cest lheure où tous les hommes saffairent et lair est doux et pas de son de réveil et dautres vivent la guerre, meurent ou sapprêtent à naitre et je savoure à cet instant t le plaisir de vivre et …

M.Thé