Mots échappés, mots remplacés

Le premier texte est écrit par l'auteur.e de la signature. Le deuxième est passé entre les mains de tous les participant.es qui ont chacun.e remplacé deux mots 

Le vaporetto nous emmenait loin des bruits de l’aéroport. La légère bise de la lagune me caressait le visage, promesse de jours heureux à venir

Le char à voile nous emmenait loin du tumulte de l’aéroport. La légère brume de la lagune me rappelait son avertissement, retour des jours dangereux à venir

Clarysse

Mots échappés, mots remplacés

Le premier texte est écrit par l'auteur.e de la signature. Le deuxième est passé entre les mains de tous les participant.es qui ont chacun.e remplacé deux mots 

Le petit Mozart était incorrigible; on le cherchait tous les matins dans le jardin, en haut dans le grenier. Puis on entendait un air de piano

Le petit trublion était musicien, on le trouvait tous les étés dans le lit, en haut dans la chambre. Puis s’envolait un air de fugue

Josette Emo

Mots échappés, mots remplacés

Le premier texte est écrit par l'auteur.e de la signature. Le deuxième est passé entre les mains de tous les participant.es qui ont chacun.e remplacé deux mots 

Partir loin du bruit des villes, du gris et du froid, s’échapper vers les îles, le soleil et le vent, moiteur des alizées, bleu azur des lagons verdoyants

S’installer loin des querelles vaines, du gris et du froid, s’échapper vers les volcans, la chaleur et le soufre, moiteur du matin, bleu azur des lagons rassurants

Annie Brottier

Mots échappés, mots remplacés

Le premier texte est écrit par l'auteur.e de la signature. Le deuxième est passé entre les mains de tous les participant.es qui ont chacun.e remplacé deux mots 

Ce matin, le printemps s’annonce déjà, crocus, primevères et perce-neige m’appellent. Allez ! Ouste ! Petite échappée dans le jardin

Ce matin, le troupeau tintinnabule déjà, crocus,primevères et sonnailles me stressent. Allez ! Ouste ! Allons-y ! Lourde échappée dans la fiction

Nicole

Un tsunami

écouter… les yeux fermés… un rêve advient… celui de B. Bartok

Quelques coups puissants et réguliers : la coquille se brise et je sors de l’œuf. Mon rêve démarre toujours ainsi ; un pas, deux pas, je m’aventure dans le monde.

Celui-ci me paraît vaste et je sais que j’aurai des milliers de choses à y faire, des centaines de pays à parcourir, pourtant je suis engourdi.

Je bégaie, balbutie, pars et reviens sur mes pas ; j’hésite et m’effraie puis enfin je m’élance. Lire la suite

écouter en fermant les yeux et un rêve advient… celui de B. Bartok

Un enfant, environ 11 ans, en caleçon, portant barbe, cherche les yeux de sa mère, sous le regard du public hargneux de l’école.

Métronome, tic, tac, tic, tac….

Réveil.

Je suis en nage, le souffle court au bord du malaise. Pourtant, je pensais avoir guéri de ces angoisses récurrentes grâce à ma cure auprès de Sigmund. Je me vois comme celui qui ne sait pas choisir. Lire la suite

écouter les yeux fermés… s’en vient le rêve de Bella Bartok

 

Béla Bartok, hôpital de Westside  New York 22/09/1945

Je suis épuisé. Se pourrait-il que la fin approche ? J’aimerais finir ce concerto pour piano, mais je ne trouve pas les notes pour le final. Mes doigts se crispent, ma vue se brouille sur la portée où dansent les notes. La douleur ne me laisse pas de répit, ma pensée divague, j’entame une valse lente qui me pousse hors du lit, je quitte la chambre, je voudrais courir dans ce long couloir qui diffuse en boucle les premières mesures de la symphonie inachevée, symphonie désespérée. Je m’approche de la porte close, trouve la force de la pousser. Lumière éblouissante : une foule immense bras et main droite tendus vers moi lance un tonitruant Sieg Heil qui me glace. Lire la suite

L’ échappée

Écouter les yeux fermés… s’en vient un rêve…

 

Serais-je comme eux tous, une bête fidèle à la meute aux ordre de l’Alpha,

Je les observe, j’ai une vue d’ensemble sur mon léger promontoire, ils sont là, les  flans étriqués, hérissés au moindre grognement. Raies dorsales toutes alignées,  truffes dressées, toutes orientées vers la butte. Yeux canins subjugués par le regard perçant du dominant.

Règne un étrange silence, oppressant avant la débauche hurlante et la ruée qui en suivra.

Et la haut dans le ciel, une ramure élégante, un aigle des steppes peut-être. Suffisant pour moi, jeune canidé pour m’offrir une fugue contemplative.

Discrètement,  sous l’émerveillement, je frétille de la queue , mais cruellement je ressens la douleur d’une vilaine morsure. Lire la suite

Dans l’allégresse de la bise

   Composition d’une fugue

 

Un pauvre homme passait dans le givre et le vent*                           

  et le vent et le givre traversait le pauvre homme

  et les éléments habillaient le pauvre homme

Et la fugue ne concernait pas l’homme mais le vent

  il ne luttait plus le pauvre car il pesait une tonne

  et tout fuitait dans la houle d’abondance Lire la suite