Les amarres

Les amarres te fragilent. Elles héroïsent ta bataille. Elles t’ennemisent, elles t’échauffent le parachute, elles te chutent la déhanche et démocassinent les pénates.

Elles chorégraphent les paillettes de l’espace. Elles horizonnent ton scénario du ciel, balancent la gonflette et titanent l’affrontement. Elles te plouffent, te clownent, te complexent à l’infinité.

Tu sonnes les amarres, tu les découvres, tu les recouvres. Tu les précaires, les idylles puis les bouscules. Tu lendemises tes amarres, les ecoterroristes, les incroyalises, les éxécutes. Tu les refermes.[ Nicole ]

Les amarres mélancolisent ton passé décomposé. Elles t’électrolysent te débrouillardisent. Effervescence-toi avant qu’elles péristylent ! 

Barcarolle sans tarder les amarres avant qu’elles ne te violoncellent. Contrebasse le tout, contrepointe le reste. [ M. Odile Jouveaux ]

Les amarres le soutiennent. Elles le sourirent, le chaleurent et l’aident. Elles le doublent, elles le créationnent mais aussi trahisonnent et l’abandonnent. Elles le de nouveau.

Il crée les amarres. Il les nourrit, les agrémente, les fioritures. Il les coupable, il les pense, il les de nouveau. [Sylvaine Dockery]

Pourquoi larguer les amarres, et comment ?

Elle est montée dans le train. Petit sourire en coin. Depuis des semaines elle vivait chez sa fille cadette. Le courant ne passait pas entre elle : survoltage, tension, suivi de périodes aphasiques plus ou moins contrôlées, histoire d’avoir la paix. Sa vie durant elle s’était calée sur le rythme des autres. Jeune fille, c’était le père qui imposait son tempo. Lire la suite

La fugue ou la belle échappée

A treize ans elle était orpheline, enfin à moitié, orpheline de père.

Avant déjà, ils vivaient pauvrement, une pauvre famille, une famille pauvre. Pôvrette !

La mère faisait les lessives pour des hôtels de la cité mariale. Elle allait chercher les draps avec sa pauvre charrette, trimait  tout le jour au lavoir du village et gagnait bien peu. Trop peu pour nourrir la famille.

La mère ne voulait pas que sa fille vienne l’aider, devienne comme elle, les mains dures et gercées toute l’année. Lire la suite

Un petit coin de verdure

Ils s’étaient évadés vers un petit coin de verdure et de fraîcheur qu’ils connaissaient bien, à quelques kilomètres seulement de la ville qui étouffait sous le soleil de juillet. Assis au bord de la rivière, Jacques et Émile, sans même ôter leur veste, s’étaient jetés dans une discussion futile aux yeux de Jeanne et Lucie. L’endroit était peu connu et à l’abri des regards indiscrets. Dès leur arrivée, les deux jeunes femmes s’étaient débarrassées de leurs vêtements pour profiter de la baignade. Lire la suite

La chance de sa vie…

Ils s’étaient donnés rendez-vous sous les sous-bois de l’Isle Adam. Ils voulaient tous fuir les grosses chaleurs et profiter du partage d’un bon repas sur l’herbe. Si cette idée conviviale convenait à tous, elle tombait mal ce jour de début de ramadan. En effet, Amira et Djibril débutaient la période du jeûne et ne voulaient pas se soustraire. En même temps rompre ce début d’intégration avec le chef de bureau et son épouse avait été écarté par Djibril qui visait le développement d’un nouveau secteur de la société. Lire la suite

Un déjeuner sur l’herbe

C’était une belle journée de fin de printemps, annonçant l’été. Les deux couples avaient décidé de pique-niquer dans une forêt proche de la capitale trop étouffante. Léa et son mari Bertrand, approchant la trentaine, étaient mariés depuis une dizaine d’années, formant un couple sans histoire. Lui, était un peintre connu déjà exposé. Elle, s’essayait à la peinture pensant qu’elle n’avait pas le talent de son mari. Lire la suite