Proposition 14, Into the wild

Chris

Je ne veux pas de l’avenir que vous m’offrez ; une société de consommation faite de contraintes sans désir, ni plaisir

Je veux une société de liberté, sans lois, où je me suffirais à moi-même, sans personne pour m’imposer quoi que ce soit

D’où je viens ? D’une société sans rêves ni devenir où triomphe la loi du plus fort, du plus excluant, du plus dominant où chacun pour exister doit écraser l’autre.

Un diplôme ? Pour quoi faire ? Pour reproduire ce que je hais ? Une société en compétition de consommation, sans attention aux autres. Lire la suite

Quelle fraîcheur !

Paris ,1927.

« Quelle rigolade ! Bouleversements, changements, nouveautés, inaugurations et découvertes…C’était vraiment l’année ! L’année à vivre absolument ! Je ne regrette rien. Je me félicite tous les jours d’être partie et d’avoir décidé de vivre l’année 1927 pleinement !

C’était une urgence ! Je ne pouvais pas faire autrement … je n’en pouvais plus de cet appartement petit bourgeois et de cette mentalité étriquée… les bonnes manières, les sourires à la bonne et à belle maman, le costume de Léon à porter à la blanchisseuse et les patins pour ne pas rayer le parquet …Excusez-moi mais salut, au-revoir, tchao tchao … !!!… Lire la suite

Le retour du fils prodigue

 

 

Contemplation du tableau de Rembrandt conservé au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.

Il est là ! Il se détache parmi les autres tableaux. Il attire le regard, engloutit la pensée

s’installe dans l’espace et le temps. Je me perds à l’intérieur de la scène.

Le père

Il y a si longtemps que tu es parti, si longtemps que je t’attends, qu’as-tu fait de tes talents ? Chaque jour depuis ton départ j’ai scruté l’horizon, le chemin poussiéreux a gardé la trace de tes pas, j’observe ta silhouette qui s’éloigne à grandes enjambées, je te suis du regard jusqu’au virage où tu disparais dans l’ombre du soir. La blessure est immense. Bien sûr la vie continue sans toi. Ton frère, resté fidèle m’est d’un grand secours. Pourquoi es-tu parti? Lire la suite

Le retour rêvé

Florentine, 86 ans, vit encore à Rouffigny dans sa maison héritée de son pauvre père – dieu ait son âme, si tu m’entends de là-haut – Chaque jour est le recommencement d’un rituel immuable : ouvrir les poules, ramasser les œufs de la veille, charger les bras de bûches taillées pour la cheminée et s’offrir le luxe d’enclencher le compteur électrique pour déguster la lumière. C’est beau la cuisine éclairée alors que les bougies de la nuit dégoulinent sur la toile cirée à carreaux blancs et rouges. Lire la suite