Voix au timbre discret, légère multiplication des sons, voilée, désolée et fière. Elle se pavane, palpite, astrolabe, pépinière à la voix reconnue. Rien ne reste ou il faut la prendre au lasso pour retourner au bercail. Sensibilité, glissement, rien n’est meilleur ; je souffre sans colère et écoute la chanson.
espaces sonores
Itinéraire des sons de mon histoire
Les premiers bruits dans mes souvenirs, c’est dans ma petite enfance. Nous habitions alors une petite maison au bord d’un gave, celui de Cauterets avant qu’il devienne celui de Lourdes puis de Pau… C’était un torrent tempétueux descendant de la montagne au-dessus de notre village.
Et ce gave pouvait faire grand bruit, et ces bruits me faisaient peur, surtout lorsqu’il fallait aller aux toilettes, aux pichadets, à savoir une petite baraque juste au-dessus du fameux gave.
Le gave sonnait, tonnait, grondait, roulant les cailloux qui s’entrechoquaient. Quel tumulte sous mes fesses !
Chasse d’eau en continue ! Faut dire que l’écologie n’était pas encore à la mode…
écoutez la chanson bien douce
les voix douces et discrètes rêvent d’émeraude
l’hypothèse de départ à la tierce désolée
à présent voilée comme une veuve
fière dans son voile se pavane
un voile sur un praxinoscope
l’irradiation d’une étoile
la beauté d’une vie
la beauté d’une envie
accueillez la voix qui persiste un son naïf sans colère et sans larmes
écoutez la chanson
Multiplication des voix
Écoute la douce multiplication des voix.
Dévoilée, désolée, elle se pavane, fière et voilée, elle prend la haine et l’envie.
Vitamines mentales, les voix persistent en forêt d’énigmes; zig zag sans colère, chanson des fées, règle de trois, double sentiment.
C’est l’art des sérénades et des promenades.
Le silence est d’or,
dit le dicton bien connu.
Alors taisez-vous !
Espèces trop bruyantes,
de ces espaces trop sonores.
Parole est d’argent,
toujours ce même dicton.
Parlez, chantez donc !
Ne laissez pas le silence,
envahir tous les espaces
Nicole
Écouter le monde
Tu entends ce que j’entends ?
Tour du monde sonore
Le brouhaha d’une rue perdue
dans une de ces capitales bruyantes,
New-delhi, Le Caire, Mexico, Ouaga ?
Quand Butor et Verlaine se croisent
La voix douce rien que pour vous plaire
Hypothèse d’un renversement dévoilé comme un alto
Son cœur, pépinière d’irradiations
A prendre au lasso ?
Tu entends ce que j’entends ?
Écoute les tambours , les chants montent de plus en plus fort dans la nuit. Ils dansent au cœur du village bruissant de vie, les pieds battent la mesure sur le sol poussiéreux, c’est la cérémonie du feu, c’est l’Afrique et la puissance de son rythme.
Écoute le bruit des hommes, le chant, les paroles, la musique des mots d’une langue hispanique mêlée au brouhaha des rues d’une grande ville brésilienne. Entends les klaxons, un air de samba, les gens qui parlent en passant près de toi et qui s’éloignent et se noient dans la foule.
Brouhaha
Voix douce, table légère.
Frisson, hypothèse !
Voile, voile en fièvre,
Voile au cœur,
Voile en étoile.
Voix prise au lasso.
Oyez !
Tu entends ce que j’entends ? Toute la famille de France s’est déplacée pour leur départ. Le retour au pays, pour un tel événement, ça se fête. Tambours africains, danseuses burkinabé, Djenné en tête, mariage ici, mariage là-bas, naissance, frénésie des grands évènements. Mélange ethnique, accordéon côté français, flonflons, bal musette, la joie de vivre. Les mariés tanguent, les mariés valsent, puis reviennent au rythme du Djembé.