La voix douce rien que pour vous plaire
Hypothèse d’un renversement dévoilé comme un alto
Son cœur, pépinière d’irradiations
A prendre au lasso ?
La voix douce rien que pour vous plaire
Hypothèse d’un renversement dévoilé comme un alto
Son cœur, pépinière d’irradiations
A prendre au lasso ?
Écoute les tambours , les chants montent de plus en plus fort dans la nuit. Ils dansent au cœur du village bruissant de vie, les pieds battent la mesure sur le sol poussiéreux, c’est la cérémonie du feu, c’est l’Afrique et la puissance de son rythme.
Écoute le bruit des hommes, le chant, les paroles, la musique des mots d’une langue hispanique mêlée au brouhaha des rues d’une grande ville brésilienne. Entends les klaxons, un air de samba, les gens qui parlent en passant près de toi et qui s’éloignent et se noient dans la foule.
Voix douce, table légère.
Frisson, hypothèse !
Voile, voile en fièvre,
Voile au cœur,
Voile en étoile.
Voix prise au lasso.
Tu entends ce que j’entends ? Toute la famille de France s’est déplacée pour leur départ. Le retour au pays, pour un tel événement, ça se fête. Tambours africains, danseuses burkinabé, Djenné en tête, mariage ici, mariage là-bas, naissance, frénésie des grands évènements. Mélange ethnique, accordéon côté français, flonflons, bal musette, la joie de vivre. Les mariés tanguent, les mariés valsent, puis reviennent au rythme du Djembé.
Des sons jalonnent mon histoire, des bruits, émanations de vie, séquences furtives surgies d’un espace de cerveau oublié, tapies dans un coin obscur de ses circonvolutions, à l’affût d’un rappel qui soudain me secoue sans prévenir. Il suffit que j’entende les premières notes du carillon de Westminster pour me retrouver gamine, plantée devant l’horloge murale de ma grand-mère, à suivre avec fascination l’oscillation régulière du balancier, à écouter le tic tac, tic-tac qui égraine les secondes.
Mercredi matin, vers huit ans… sept ans… ou neuf ans.
Nous passions souvent les vacances d’été à la ferme de mes grands-parents. Les sons de ce lieu me reviennent à l’oreille : le caquètement des poules quand elles venaient de pondre, toutes fières de l’annoncer à la ronde ; le chant du coq le matin ; le meuglement des vaches à l’étable ou dans les champs quand on leur apportait l’eau et le foin ; le bruit métallique du premier jet de lait dans le seau ;
Il l’a pourtant fait ; écrire une tranche de vie.
Il aurait pu nous parler longuement des délices de la Savoie en été, et de ses sentiers escarpés. Du Verdon et son canyon majestueux, de l’Alsace et des Vosges aux couleurs éclatantes, de la forêt Noire en contrescarpe, du Mont Dore et du Mont Chauve au crâne pelé, il aurait pu…

Max est allongé sur le ventre, visage tourné vers la mer. Il sort de sa léthargie. Il ne se souvient de rien, ni où il est ni pourquoi, ni comment il est arrivé là, juste devant ce chemin rectiligne qui fuit vers l’horizon. Il est seul. Pas de bruit sinon le ronflement des vagues qui se brisent sur les galets.Le soleil est au zénith. Il fait très chaud. De part et d’autres de cette voie tirée au cordeau, d’autres chemins se côtoient mais jamais ne se croisent dans une succession de divisions du sol en carrés, rectangles longilignes et fins, étroits,plus larges, tous teintés de couleurs bleutés, roses, orangés, vertes disparaissant à l’horizon dans une harmonie de bleus , espace infini, grandeur éternelle.