Fortifications
Vauban protège le beau
Et le paradis
Arganiers, ficus
Abritent les chardonnets
Chanteurs patentés
Prairie, pelouses
Moutons, Roussins de La Hague
Broutent, et broutent
Du pavot cornu
A l’euphorbe des sables
L’œil vif s’émerveille
RMQ
Fortifications
Vauban protège le beau
Et le paradis
Arganiers, ficus
Abritent les chardonnets
Chanteurs patentés
Prairie, pelouses
Moutons, Roussins de La Hague
Broutent, et broutent
Du pavot cornu
A l’euphorbe des sables
L’œil vif s’émerveille
RMQ
La 2CV jaune aux ailes bleu marine lui donnait du bonheur, joie de revivre son jeune âge et fierté de l’opération à corps ouvert réussie. Le garage de son cousin de Brive les avait accueillis tous les deux. Germain chantait à tue-tête : c’est un beau roman, c »est une belle histoire, ils s’étaient trouvés sur le chemin etc….., accompagné par le clapotis de la capote ouverte.
Il avait pris la route, le portefeuille bien garni, la carte bleue accessible. Il décida de quitter la N20 et emprunta la D140 vers Cressensac. Lire la suite
Un bonheur
Elle se tient assise sur le bas côté de la route, l’œil mis-clos, indifférente. Elle semble se reposer. Seuls, par petit groupe les marcheurs circulent devant elle sans la voir, sans même la regarder. Les pèlerins s’égrènent tout au long du chemin entraînant avec eux la poussière du sentier au rythme régulier de la foulée du marcheur. Ils s’éloignent. Imperturbable elle prend le temps, se fond sur le sol dans la lumière dorée du soleil couchant, absorbée par le bruissement du vent qui chatouille les feuilles et le gazouillis des oiseaux qui voltigent au ras de la sente. Lire la suite
Si nous sommes habitués aux corrections placées dans la marge
Nous ne retrouvons jamais d’espace dans la marge
Les points, les virgules et autres corrections ne s’émargent
L’idée du cheminement, la trame non plus, ne s’émargent Lire la suite
Le fantastique se révélera en haut des marches, quand tu seras arrivé sur le seuil de la porte, tu pourras y pénétrer tout entier. Mais avant, écoute bien sa légende, Afin de t’y préparer, imagine-toi sur le palier, vide-toi de tous tes soucis.
Regarde combien cet espace est lumineux, tout éclairé par les grandes baies du salon.
Le soleil darde ses rayons, le premier pommeau de la rampe scintille comme une boule de diamants.
Vois-tu ce pommeau fabuleux ? Mets d’abord ta main dessus avant même de poser le pied sur la première marche. Voilà, tu y es, respire profondément et décris-moi ce que tu vois. Lire la suite
Cut-up écrit à partir d'un poème d'Yves Bonnefoy (Heurte, heurte à jamais ...) et d'un de Louise Ackerman (sur le seuil des enfers...)
Il laisse s’épancher sa tristesse infinie
Au fait de son vol, au fusant du bruit
Lentement dans son cœur apaisé
Il célèbre et se dés-écrit les mains brisées Lire la suite
Cut-up écrit à partir d'un poème d'Yves Bonnefoy (Heurte, heurte à jamais ...) et d'un de Louise Ackerman (sur le seuil des enfers...)
Sur le seuil des enfers, Eurydice éplorée, dans un suprême effort avait tendu les bras. Le destin la rappelle. Dans la terre noire se jette en criant le passeur vers l’autre rive.
Déjà la barque triste a gagné l’autre bord. Orphée erra longtemps sur la rive infernale. Las d’y gémir il quitta ce rivage témoin de son malheur. Lire la suite
Un escalier chimérique au cœur de la jungle mexicaine
La pyramide se dresse sur une immense esplanade caillouteuse et déserte ; Sur sa base carrée, elle culmine à trente mètres de haut. Quatre escaliers monumentaux en marquent les points cardinaux. Elle est posée, massive, silencieuse, assoupie attendant l’événement qui deux fois par an la métamorphose.
Les quatre-vingt-onze marches de l’escalier étroites et hautes se dressent comme un mur vers le ciel. Kukulkan sommeille sur les côtés, observe les curieux qui se hissent au sommet de la pyramide. Lire la suite