Ma montagne et mes quatre saisons, sans musique

Ma saison préférée en montagne, c’est l’hiver.

Enfin, l’hiver tout blanc, celui de mon enfance. Neige, neige, neige, et glace. La saison du ski et des descentes vertigineuses, les glissades sur les lacs gelés et les « sucres d’orge » de glace que l’on suçait au bord des chemins et qui nous brûlaient les lèvres.

Ou alors n’est ce pas l’été ?

Cette saison, la montagne royaume de la randonnée. La montée est rude, le dénivelé trop fort, les mollets deviennent durs et les cuisses s’enflamment. Souffrance ! La récompense sera au bivouac. Petit plongeon délassant dans l’eau fraîche du lac et rêverie sous le ciel étoilée. Les myriades de constellations se reflètent dans l’eau devenue noire. Extase !

Ou peut être le printemps.

Éveil de la nature. Les rhododendrons et les myrtilliers s’ébrouent sous les dernières neiges, les perce-neiges s’égayent, les crocus sortent leur nez, bientôt ce sera les iris qui bleuiront les pentes. Sous le soleil qui commence à chauffer, l’herbe jaunasse verdit. Les troupeaux vont pouvoir monter aux estives.

Et l’automne, parlons-en aussi.

La saison des couleurs. La forêt s’offre ses plus belles parures, vert sombre des sapinières, rouge  flamboyant des feuillus, jaune étincelant des boulots. On peut encore voir les marmottes et les ours avant qu’ils regagnent leurs tanières, comme les isards qui descendent plus bas, s’abreuver aux torrents et aux lacs.

Les touristes sont partis, la montagne redevient leur territoire.     

Nicole

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