Crépuscules…

Folie de la guerre

Depuis des mois ils étaient enfermés dans ce campement retranché, un endroit perdu ignoré des guides touristiques. Une vraie guerre de tranchée faisait rage. Ils attendaient à l’affût, tendus comme des arcs. Ils n’entendaient plus les chants d’oiseaux. Y-avait-il encore des oiseaux ?Étaient-ils tous partis ?Étaient-ils morts ? Les hommes, eux ne pouvaient pas fuir.

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Crépuscules…

C’est l’heure, il se tient seul dans la pièce vide où se joue chaque soir la même partition musicale : Le Crépuscule des Dieux , toujours à la même heure, au crépuscule il se tient debout raide bras gauche sur la couture du pantalon, main droite portée vers la tempe, regard braqué sur la porte fenêtre ouverte, il fixe le couchant du soleil,  garde à vous !

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On m’enseignera la science de l’adieu.

Quand tous les yeux sont rivés sur la scène, théâtre de toutes les turpitudes humaines, quand tout le monde manipule tout le monde, quitte à se perdre et que chacun ne cherche que son seul intérêt au dépend des autres, quand dans la vraie vie des hommes et des femmes se débattent avec leurs fantômes en disant avoir vu dans le ciel des formes lumineuses se déplacer,

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Divagations…

Restée ouverte, la page invite à la lecture. Au théâtre, le trio est mis à l’honneur, qu’il soit de boulevard ou classique. Qu’il est difficile de maîtriser son émotion devant l’enfant blessé ! L’unité de la pensée n’est pas pour demain et tant mieux ! Les projets tués dans l’œuf le rendent amer. La fête bat son plein sous les lampions et les étoiles.

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Divagations…

Être dérouté.e par l’inhumanité. Mon esprit voltige entre les mots sans trouver un sens ni une direction. Le rire est bon pour la santé ; prescrire une dose suffisante par jour. Sur la page du chemin la divagation sauve de la monotonie. Il chasse les mauvais rêves, dans l’eau claire du matin. Encadrer maître mot des contrôleurs.

Dominique Pierre

Divagations…

Filer sans attendre, le bagnard s’évade à travers la steppe, en plein mois de février ce n’est pas idéal. Flexion du corps, passer sous la barrière, pour la dernière fois, l’odeur nauséabonde des latrines chatouillent ses narines. Le nonce est arrivé, vite, cocher la bonne case, allumer le lampion. Flairer le bon plan, maîtriser le clair-obscur et rejoindre la mer.

M. Odile Jouveaux