La plume qui court …

Aux racines du verbe, semailles de grains,

germes de mots qu’on jette et qu’on disperse

à tous vents, par tous les temps,

syllabes et sons qu’on jette à foison

au hasard des pensées, des idées qui défilent,

de tout ce qu’on ressent, de tous ces sentiments,

que l’on voudrait confier à qui veut bien l’entendre.

Et tous ces mots brassés, tous ces sons dispersés

peu à peu s’agrègent, s’organisent et forment des gerbes

d’où germent les prémices d’un écrit structuré.

Au fil des mots qui s’amassent et s’accolent

les phrases se dessinent et prennent corps,

le sens se récolte et la plume qui court sur la feuille vierge

sait où elle emmène le fruit de sa moisson.

Annie Brottier

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