Le grillon habite l’âtre de la maison, le voleur de temps passe à côté : il se sauve à l’infini. Le bonheur ne dure pas ! Encadrer, c’est limiter ? L’eau claire coule de source, elle se glisse dans la vase et les sables mouvants, elle se mure dans le silence… L’unité fait la force !
La porte étant cochère, la porte du paradis était fermée. Le sonnet chante à son oreille mais le lien corporel est le plus enivrant. Se relevant de justesse, il trébuche à nouveau, maîtrise ses instincts pour survivre. Une force d’Hercule le pousse à l’affrontement , il nage et rallie le rivage. Les images ne cessent de défiler, l’armée est en déroute ; il est piqué au vif. On célèbre la victoire et la fête s’allume en lampions changeants. Elle rêve de l’ancien temps et soule de désir s’étend. La fesse meurtrie, elle évite le mur de pierres et nez au vent, elle flaire les effluves du printemps naissant. En cage l’oiseau s’étiole.
Annie Brottier