Quand deux pianos mais aussi deux films ont une difficulté à s’articuler ensemble, quand c’est le récit d’un amour empêché, quand au commencement il y a deux hommes, un anglais qui mourra d’une pneumonie et un mathématicien brillant, quand il manque à cet homme délicat et policé le génie fantasque, le grain de folie,
quand le chagrin d’une enfant peut être consolé, quand l’art du fil relégué au rang utilitaire de pratique artisanale tient sa revanche, quand une femme, de l’or peint sur ses lèvres accentuant le faste moelleux de camélias et de rayures zébrées, repose, quand à l’époque de Manet la plupart des femmes de haut rang ne posaient pas nues, quand sous la surface en apparence paisible des océans, les cétacés fromantent des tactiques, quand le boycott, ce moyen historique de s’opposer à un état, suscite des questions, alors mon triste cœur bave à la poupe*.
RMQ
*Arthur Rimbaud – Le cœur supplicié