Si je pouvais voir, au fond de tes cellules !
Si je pouvais voir, ce qui cache le crépuscule !
Si je pouvais voir, les méandres de ton cœur !
Si je pouvais voir, la conception du bonheur !
Si je pouvais voir, sans de savants calculs !
Alors je verrais sans doute, fuir toutes mes frayeurs.
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Si je pouvais voir, l’infiniment petit !
Si je pouvais voir, ce qui encense nos appétits !
Si je pouvais voir, infiniment loin !
Si je pouvais voir, ce qui crée le besoin !
Si je pouvais voir, tout ce que fabrique le dépit !
Alors je verrais, les remèdes appropriés à mes soins.
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Si je pouvais voir, l’odeur néfaste des richesses !
Si je pouvais voir, la senteur âcre des pouvoirs de ses altesses !
Si je pouvais voir, les suaves émanations du saint amour !
Si je pouvais voir, les doux parfums t’envelopper pour toujours !
Si je pouvais voir, l’alchimie des odeurs suaves ou perverses !
Alors je verrais comment, créer pour toi, de subtils atours.
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Si je pouvais voir, les secrets du monde caché !
Si je pouvais voir, les arcanes des philosophies surannées !
Si je pouvais voir, tous les artifices des manœuvriers !
Si je pouvais voir, toutes les tromperies des pompeux artificiers !
Si je pouvais voir, comment se fabrique le mensonge sacré !
Alors je verrais, combien est vain le labeur de tous les pompiers.
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Si je pouvais voir, l’entrelacs du convenu !
Si je pouvais voir, entre les mailles du superflu !
Si je pouvais voir, les incohérences du allant-de-soi !
Si je pouvais voir, le machiavélisme du chacun-pour-soi !
Si je pouvais voir, les sous-entendus du ‘je t’avais prévenu’ !
Alors je verrais, comment dès-lors, développer un meilleur entre-soi.
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Si je pouvais voir, un monde sans compromis !
Si je pouvais voir, des amours sans faux-plis !
Si je pouvais voir, des amitiés absolues !
Si je pouvais voir, des fraternités résolues !
Si je pouvais voir, des relations parfaitement accomplies !
Alors je pourrais voir, l’humanité en accent aigu !
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Si je pouvais voir !
Si je pouvais voir!
Si je pouvais voir !
Didier d’Oliveira