Sous la main… un objet

Il est lourd et pourtant peu volumineux. Sous la main les aspérités se découvrent et les volumes aussi : un socle, une anse où le doigt trouve sa place et un réceptacle rond et régulier ; un autre doigt glisse pour en faire le tour, caresse un intérieur doux et chaud. Le socle d’une rondeur parfaite supporte les deux accessoires.

Je pense à mes pieds nus sur le carrelage froid de la chambre, à l’angoisse qui m’étreint puis au soulagement d’avoir échappé au monstre qui revient chaque nuit me visiter.

L’objet me rassure, il peut m’éclairer même s’il crée des ombres à la fois déformées et bienveillantes.

Je ne suis plus seule, la lumière est : le chemin vers la cuisine s’ouvre, la table déjà dressée pour le petit déjeuner m’accueille.

Et je l’entends me dire : » c’est pour toi, lait, brioche à n’importe quelle heure de la nuit, installe toi, j’arrive. »

RMQ

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