A l’écoute

Immobile et secrète, ce chant d’oiseaux printanier m’absorbe. Caresse du vent
frais sur mon visage et des rayons du soleil d’avril.
Au loin les ambulances veulent me détourner, me ramener à ma condition, à ces
jambes qui ne me portent plus, comme deux tiges mortes, inertes.
Envole toi encore, petite âme douloureuse, monte en haut de cet arbre, rejoint cet
oiseau et sa trille, vers le bleu du ciel, vers la mer immense, familière aux mouettes
et aux rudes marins.


Le présent te console, restes-y et absorbe cette éphémère jouissance.
Pousse ta sève comme ce pommier en fleurs t’y invite ;
comme ces oiseaux, déploie tes ailes et ton chant.

Laurence Balguérie

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