Une dernière petite fugue

Partir, partir… Les œuvres se font la malle !

Partir comme le radeau de la Méduse, sur le son d’une symphonie inconnue, dans une scénographie symbolique, partir pour une révélation.

Partir hors du terrain du réel, se refuser toutes captations allégoriques, toutes analyses des cultures visuelles.

Partir en contre-plongée, sans traduction de la réalité du moment, quitter l’aire du tangible, au-delà de toute construction narrative, entrer dans l’image extraordinaire.

Partir, sans se soucier de ses capacités d’adaptation, lâchant vos émotions sur la piste, le tout avec une part de bluff, de comédie.

Partir, même au-delà de son enveloppe  corporelle, sans se relier au mental, libérer de son propre héritage de l’esclavage à la recherche d’autres connexions, sans calcul du temps passé dans les airs ni même de ta vitesse d’entrée dans l’eau;

Partir, dans une aventure psychique et artistique, découvrir de nouveaux portraits sonores, hors des lumières traditionnelles qui éclairent habituellement mon comportement frénétique, mon étouffement,

Partir, dans une évocation lyrique du premier jour.

Partir, dans un road-movie Bollywoodien émouvant…

Partir, partir créera la nouvelle œuvre.

Didier d’Oliveira

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