Un début de nuit redouté

Sous l’embrasement de la lune,

Rampe et progresse avec dessein

Les affres de mon agonie

Alors, quand  minuit va sonner,

.

L’insidieuse carnassière

M’excitant, au bout de mes transes,

Transforment toutes mes essences,

De terreur, je crie « pas déjà ! »

.

Mon âme et mon corps tout entier

Évoquent le combat vengeur,

Mes fibres tendues vers le jour.

.

Je vais me plier en fœtus,

Prêt à déchirer l’enveloppe

Et vagir dès l’aube perçante.

Didier d’Oliveira

Laisser un commentaire