Moi, Sylvie, qui suis-je
Pour avoir échappé à ça ?
Est-ce possible de n’être que religion ?
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Ton angoisse résonne en moi petit garçon
Que je sens déambuler perdu et effrayé au milieu de ces stèles noires
J’étais Sarah, de ton âge
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J’ai été ordonné, aligné, rangé, commandé, affamé
J’ai été anéanti, amaigri, affaibli
J’ai été joseph
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Est-ce vraiment une place, est- ouest, nord-sud, je m’y perds aujourd’hui comme hier,
Serais-je cernée ? Entourée ? De murs ? D’avenues ? D’immeubles ?
Toujours bloquée et empêchée, serais-je toujours la même ? Rachel murée à perpétuité ?
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Pourquoi suis-je en colère, pourquoi me suis-je tant énervé sur cette place ?
Est-ce la hauteur, la violence du bruit, le lieu ?
Est-ce quelque chose que moi, Paul je ne domine pas et que, malgré tout je ressens ?
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Suis-je conforme, suis-je dans les rails, suis-je dans les clous, suis-je comme une faux ?
Pourquoi ne le suis-je pas ?
Suis-je pour toujours un éternel questionnement, une éternelle remise en questions ?
Pourquoi ne puis-je pas être moi, Marlène ?
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Ai-je été un automate ? Pourquoi ai-je été si aveugle et si stupide
Ai-je ressenti un bienêtre à me croire supérieur ?
Comment puis-je me reconnaître, m’accepter ?
Moi en tant que Karl, allemand ?
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Est-ce la fin ? suis-je libérée de ce fonctionnement débile ?
Ai-je le droit à nouveau à une identité ? à une autre réalité ?
John, le texan, le fermier le cow-boy, c’est devant Checkpoint Charlie
Sylvaine Dockerty
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