L’aube ne se lèvera plus sur le champ de bataille. La plaine porte la mort et fige le temps. Sous les pierres sèches isolées, sous les rayons affaiblis, la chaleur peine à souffler un filet de vie.
Viens dit la mort telle qu’à ta naissance, les mains nues et la tête dans les nuages. Elle la suit marionnette d’un théâtre improvisé où sa bouche, ses yeux, ses cheveux trahissent des gourmandises interdites.
Peut-elle appeler l’amour qui réunit et qui détruit ? Le bateau des sentiments vogue la galère. L’océan immense en colère se dresse à l’horizon, barrage infranchissable ; l’amour apaisé ne la comblera pas.
RMQ