Un temps certain

Ce matin là, je me lève dès l’aube. Pas de temps à perdre, on dit qu’il est compté. Comment combler ce temps ?

L’aube, enfin c’est plutôt quand je veux. Plus d’obligations de réveil depuis peu de temps. C’est déjà une première merveille. Prendre le temps, perdre son temps… comment savoir !

Je me lève donc, le pied droit en avant, je quitte la maisonnée sans bruit, tous sont encore endormis. Lire la suite

Combattante

La voix est chaude, calme. Elle parle, face caméra, essayant de cacher son angoisse, presque détachée sans regard vers l’extérieur. Pourtant, on la sent tendue, tendue vers son histoire.

C’est une belle jeune fille, grande, élancée, à peine sortie de l’adolescence. Elle est éduquée, réfléchie, mature, déjà presque une femme. Lire la suite

La fugue ou la belle échappée

A treize ans elle était orpheline, enfin à moitié, orpheline de père.

Avant déjà, ils vivaient pauvrement, une pauvre famille, une famille pauvre. Pôvrette !

La mère faisait les lessives pour des hôtels de la cité mariale. Elle allait chercher les draps avec sa pauvre charrette, trimait  tout le jour au lavoir du village et gagnait bien peu. Trop peu pour nourrir la famille.

La mère ne voulait pas que sa fille vienne l’aider, devienne comme elle, les mains dures et gercées toute l’année. Lire la suite

Mots échappés, mots remplacés

Le premier texte est écrit par l'auteur.e de la signature. Le deuxième est passé entre les mains de tous les participant.es qui ont chacun.e remplacé deux mots 

Ce matin, le printemps s’annonce déjà, crocus, primevères et perce-neige m’appellent. Allez ! Ouste ! Petite échappée dans le jardin

Ce matin, le troupeau tintinnabule déjà, crocus,primevères et sonnailles me stressent. Allez ! Ouste ! Allons-y ! Lourde échappée dans la fiction

Nicole

Romance or no romance ?

image générée à priori par l’Intelligence Artificielle

Nuit de la Saint Valentin. Les candélabres de la place s’allument, les pavés luisent. Il a plu.

La lune est à son zénith, pleine ronde, elle illumine la fontaine majestueuse sur laquelle trône une statue. Sous le halo de la lune,  Éros ou Cupidon, ce serait plutôt un romain ici. Il est prêt à décocher ses flèches,

La rue est déserte. Elle file droit vers le fleuve qui s’étire là bas en contrebas. De part et d’autres, les maisons semblent toutes presque semblables, même hauteur, même style, seules les couleurs des façades différent un peu. Elles aussi semblent désertées, volets fermés. Aucune vie ne s’échappe de ce paysage urbain. 

Presque glauque le décor. Tout est figé, tout semble attendre.

Soudain, on entend le cliquetis des talons de la fille, Lire la suite