C’est l’heure, il se tient seul dans la pièce vide où se joue chaque soir la même partition musicale : Le Crépuscule des Dieux , toujours à la même heure, au crépuscule il se tient debout raide bras gauche sur la couture du pantalon, main droite portée vers la tempe, regard braqué sur la porte fenêtre ouverte, il fixe le couchant du soleil, garde à vous !
Lire la suiteM.Odile Jouveaux
Les îles ne sont plus que des rêves …
Quand sa mère menace de le virer du pavillon familial, qu’il se trouve confronté à un paradoxe : trouver un taf pour se payer un permis, passer son permis pour trouver un taf, quand l’artiste parle de son instrument, le violon, qu’il rappelle sa spécificité – instrument nomade par excellence,
Lire la suiteDivagations…
Filer sans attendre, le bagnard s’évade à travers la steppe, en plein mois de février ce n’est pas idéal. Flexion du corps, passer sous la barrière, pour la dernière fois, l’odeur nauséabonde des latrines chatouillent ses narines. Le nonce est arrivé, vite, cocher la bonne case, allumer le lampion. Flairer le bon plan, maîtriser le clair-obscur et rejoindre la mer.
M. Odile Jouveaux
Pourquoi, pourquoi …Parce que, parce que….
Ce matin je suis malade me lever est impossible. Je suis dans le tambour d’une machine infernale qui tourne à mille tours. Je vole vers le plafond, je plonge vers le sol, je ferme les yeux, c’est pire, une nausée effroyable m’étreint, impossible de me lever, je m’effondre, le manège s’est déréglé, plus rien ne l’arrête. Au secours, ! Où ai-je foutu mon téléphone, lui aussi se déplace, je ne peux le saisir… Depuis quelques temps déjà les alertes clignotent, du vert à l’orange, de l’orange au rouge, je me dis « va falloir faire quelque chose ». La crise passe, j’oublie. Pourquoi attendre la « cata » ? Lire la suite
Entrer dans l’Univers
Le cœur s’est arrêté, le silence s’est installé dans la pénombre de la chambre. Le souffle, échappé par la fenêtre ouverte, la mort s’est imposée, elle a tout emporté.
Clarté de la lune qui se lève dans un champ d’étoiles scintillantes et dorées, l’astre cendré s’invite au rite funéraire. Lire la suite
Quelques notes sur l’infini
« Il n’existe que 2 choses infinies :
L’univers et la bêtise humaine…
mais pour l’univers je n’ai pas de certitude absolu »
Albert Einstein
L’infini de l’espace,
l’infini du temps
Lire la suiteJe peux te dire une chose…
Maria à quoi songes-tu ? Tandis que ton ami Goya t’immortalise, oui je dis bien : il te rend immortelle, tu traverses les siècles, interroge le flâneur qui s’arrête devant toi ; qu’as-tu à lui conter? De tes rêves, de tes ratés, de tes envies, de tes regrets. Maria que caches-tu dans cette pose figée pour l’éternité ?
Bien sûr, tu n’as pas oublié, le jour où, jeune et belle tu cédas à cet homme empressé qui te laissa seule, pas tout à fait seule… enceinte.
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Deux fantômes
Deux fantômes ! c’est là, quand je rêve dans l’ombre,
Qu’ils viennent tour à tour m’entendre et me parler.
Un jour douteux me montre et me cache leur nombre.
A travers les rameaux et le feuillage sombre
Je vois leurs yeux étinceler
Victor Hugo
Disparition rêvée
C’est toujours le même rêve. Il se finit ainsi : assis sur un banc posé sur une placette entourée de murs qui cachent le village on aperçoit le clocher de l’église. J’attends chaque nuit, j’espère ton retour. Je rêve. Dans ce rêve tout est noir et glacé, quand soudain je sens ta main douce et tendre posée sur mon épaule, je reconnais la légèreté de tes doigts fuselés glissant sur mon cou puis se perdant dans mes cheveux que tu ébouriffes tendrement. Lire la suite
Au fond de la vallée
Fond de la vallée
Nuages effilochés
Accrochent les sapins
S’éparpillent vers le ciel
Aux cris des merles qui babillent
Alerte : le soleil s’est levé. Lire la suite