Crépuscules…

C’est l’heure, il se tient seul dans la pièce vide où se joue chaque soir la même partition musicale : Le Crépuscule des Dieux , toujours à la même heure, au crépuscule il se tient debout raide bras gauche sur la couture du pantalon, main droite portée vers la tempe, regard braqué sur la porte fenêtre ouverte, il fixe le couchant du soleil,  garde à vous !

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Divagations…

Filer sans attendre, le bagnard s’évade à travers la steppe, en plein mois de février ce n’est pas idéal. Flexion du corps, passer sous la barrière, pour la dernière fois, l’odeur nauséabonde des latrines chatouillent ses narines. Le nonce est arrivé, vite, cocher la bonne case, allumer le lampion. Flairer le bon plan, maîtriser le clair-obscur et rejoindre la mer.

M. Odile Jouveaux

Pourquoi, pourquoi …Parce que, parce que….

Ce matin je suis malade me lever est impossible. Je suis dans le tambour d’une machine infernale qui tourne à mille tours. Je vole vers le plafond, je plonge vers le sol, je ferme les yeux, c’est pire, une nausée effroyable m’étreint, impossible de me lever, je m’effondre, le manège s’est déréglé, plus rien ne l’arrête. Au secours, ! Où ai-je foutu mon téléphone, lui aussi se déplace, je ne peux le saisir… Depuis quelques temps déjà les alertes clignotent, du vert à l’orange, de l’orange au rouge, je me dis « va falloir faire quelque chose ». La crise passe, j’oublie. Pourquoi attendre la « cata » ? Lire la suite

Je peux te dire une chose…

Maria à quoi songes-tu ? Tandis que ton ami Goya t’immortalise, oui je dis bien : il te rend immortelle, tu traverses les siècles, interroge le flâneur qui s’arrête devant toi ; qu’as-tu à lui conter? De tes rêves, de tes ratés, de tes envies, de tes regrets. Maria que caches-tu dans cette pose figée pour l’éternité ?

Bien sûr, tu n’as pas oublié, le jour où, jeune et belle tu cédas à cet homme empressé qui te laissa seule, pas tout à fait seule… enceinte.
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Disparition rêvée

C’est toujours le même rêve. Il se finit ainsi : assis sur un banc posé sur une placette entourée de murs qui cachent le village on aperçoit le clocher de l’église. J’attends chaque nuit, j’espère ton retour. Je rêve. Dans ce rêve tout est noir et glacé, quand soudain je sens ta main douce et tendre posée sur mon épaule, je reconnais la légèreté de tes doigts fuselés glissant sur mon cou puis se perdant  dans mes cheveux que tu ébouriffes tendrement. Lire la suite